Maillet

Pour quel exemple ?

Maillet

Maillet

Le verdict du tribunal correctionnel de Lausanne est tombé à propos de l’affaire de l’ancien chef du service de neurologie du CHUV, qui avait détourné cinq millions de francs afin d’enrichir sa collection de livres anciens.

Il a été condamné à deux ans de prison et à cent huitante jours amende d’une valeur de mille francs chacun. Mais le «brave» homme a bénéficié du sursis. On doit à la vérité de dire qu’il s’est engagé à rembourser la somme détournée et qu’il a fait un don de cent mille francs à  des œuvres d’entraide et donné une cinquantaine de ses livres à la Bibliothèque cantonale.

Le tribunal a aussi précisé dans l’énoncé de son verdict que ce médecin avait été victime d’un acharnement médiatique hors du commun. Mais n’est-ce pas le tribut à payer lorsque l’on occupe une position en vue ? Il a certes perdu son emploi dans l’hôpital qu’il a trompé pendant six ans puisqu’il a détourné de l’argent de 2000 à 2006 mais il a retrouvé de l’embauche dans la foulée auprès d’une clinique privée.

Néanmoins, puiser de l’argent dans la caisse pendant aussi longtemps n’était rien d’autre que malhonnête.

Dans le même temps, on me signalait qu’un apprenti concierge avait perdu son emploi après avoir subtilisé vingt francs dans une école. Comment dès lors expliquer à ce jeune homme, qui se donnait beaucoup de peine pour réussir son apprentissage, que son geste est condamnable et que sa mise à pied est logique.

S’il ne faut pas banaliser son vol, ce garçon a perdu son emploi pour vingt francs alors que le médecin, qui a détourné deux cent cinquante mille fois plus d’argent, poursuit son activité sans souci et sans véritable conséquence. De quoi, une fois de plus, douter sérieusement de la justice qui est rendue dans ce pays !

Carnaval de Vallorbe : en fanfare

Fruit d’un gros travail de près d’une année, le 26e  Carnaval de Vallorbe a pris son envol samedi passé à 11 h. 11. Son coup d’envoi formel a été donné par le président du comité d’organisation, Daniel Villemin, accompagné de toute son équipe de bénévoles, parmi lesquels on notera la présence de Corinne Eiroa sans qui la fête ne serait pas la même.

Les autorités de la cité du fer étaient représentées par les municipaux Sylviane Tharin, Christophe Schwerzmann et Hervé Foretay, ainsi que par le président du Conseil communal Gilberto Alemmani, qui a remis la clé symbolique du village à Daniel Villemin. On notait aussi la présence des autorités de Ballaigues, ainsi que celle du député Daniel Mange, représentant les autorités cantonales.

Tout ce petit monde a pu apprécier les discours et aussi l’apéritif, préparé et servi par les membres du carnaval d’Orbe, venus en voisins et amis donner un coup de main à leurs homologues vallorbiers. Sympathique attitude.

Un cortège sous la neige

Les festivités ont réellement commencé en début d’après-midi par la traditionnelle bataille de confettis des enfants qui aura vu finalement l’équipe des garçons triompher de celle des filles. A relever toutefois que ces dernières sont plus habiles pour noyer sous les confettis les photographes qui ne désiraient justement pas ce genre de décoration pénétrante …

On croyait ensuite que la météo s’était trompée, elle qui annonçait de la neige vers 16 heures. Grave erreur, puisque juste avant le départ du cortège, traditionnellement donné à 16 h. 33, le ciel était devenu sombre et la neige mouillée envahissante et peu charitable. Ce qui n’a pas empêché le cortège de se dérouler normalement, avec le concours des Guggen venus de la région ou de Suisse alémanique. De nombreux chars et groupes costumés ont participé au défilé devant un public dense et ravi.

Un bonhomme hiver qui brûle très vite

On ne sait pas exactement quelles matières les élèves de 8 VSG, concepteurs du fameux bonhomme, ont utilisées pour sa fabrication. Ce que l’on a en revanche pu remarquer tout de suite, c’est qu’il a pris feu et brûlé entièrement en seulement quelques minutes : difficile de dire qu’il s’agissait d’un signe de la fin de l’hiver vu le temps, mais sans doute celui d’un futur bel été.

La fête s’est ensuite poursuivie dans le V Center surchauffé jusque tard dans la nuit, avec des concours, des remises de prix, des démonstrations de danse, des productions des Guggen et un bal conduit par Ices Disco.

Photo Olivier Gfeller

NB : dans les jours qui viennent, plus de photos du Carnaval à disposition sur ce site sous la rubrique Galeries

Christine Mettraux.

Pompaples : formes et couleurs chaleureuses à l’Hôpital de Saint-Loup

Christine Mettraux.

Christine Mettraux.

Christine Mettraux présente ses explorations picturales

La toile exposée ne lui appartient plus

Peintre autodidacte, Christine Mettraux laisse sa vie, son imaginaire vagabonder sur les toiles : de grands aplats, rythmés par des lignes souples et libres ou des formes géométriques  précises, qui laisse le regard s’inviter dans son monde.

Une évolution, significative, chez Christine qui est passée de l’abstraction au figuratif, avec des touches légères, représentant des situations de vie, des personnages discrets en ville ou dans la nature. Sa palette de couleurs se pare principalement de rouge et de bleu.
L’exposition, à l’Hôpital de Saint-Loup, propose 35 tableaux, de format carré (40 x 40 cm jusqu’à 90 x 90 cm) ainsi que deux triptyques.

Profusion de couleurs

On saisit la passion qui l’habite, elle éclate sous ses traits de pinceau et ses jets de couleurs. Elle maîtrise avec subtilité le rouge et ses variantes, révèle une harmonie chaleureuse qui s’échappe en lumière. C’est une teinte d’optimisme qui colore se démarche.

Dans certaines œuvres exposées, le regard est accroché par du relief où la lumière s’accroche et fait vibrer la peinture. Christine Mettraux cherche, explore et intègre différentes matières, sable ou flocons de papier, à ses sujets. Les cadres de bois peint, font partie intégrante de ces dernières réalisations: ils terminent la toile, donnent une touche nouvelle à ses explorations.

Une visite sur son site permet de visualiser son travail évolutif. www.arti-sitne.ch

L’exposition est libre d’entrée, et visible jusqu’au 30 avril 2010.

Photo Elisabeth Zahnd

Arnex : les jeunes ont enfin leur studio !

Le premier studio de l’Association Des Studios Subventionnés (ADSS) ouvre ses portes le samedi 20 février prochain.

Une réalisation, impensable il y a tout juste dix ans, qui grâce à la démocratisation des moyens de production musicale et au soutien financier d’organismes publics, comme l’Etat de Vaud la Loterie Romande, la Fondation Jeunesse et Musique et la municipalité de Préverenges, peut enfin se mettre à la disposition des jeunes musiciens romands.

Un savoir-faire et une technologie subventionnés

Les outils d’enregistrement, de mixage et de mastering, conformes aux standards professionnels actuels, ont pu être acquis grâce à un don conséquent de la Loterie Romande.

L’ingénieur du son professionnel, de Shampoo 1 ou de Gadjo 2, a pu être engagé sur ce projet grâce à un subventionnement de ses heures d’activité.
De nos jours, des micros de qualité et adaptés aux différents types d’instruments, ainsi que le métier d’ingénieur du son, restent des ingrédients indispensables à la recette d’une belle musique.

Priorité aux jeunes et à la bonne démo

La structure de l’ADSS s’adresse aux jeunes car ils n’ont, pour la plupart, pas les moyens de s’offrir les services d’un bon studio d’enregistrement, ni, en général, le temps d’acquérir les compétences nécessaires dans le domaine de l’audio. Le studio subventionné offre la possibilité d’enregistrer jusqu’à 6 titres par année en qualité démo, suffisante pour permettre un bon démarchage auprès des organisateurs de concerts. Pour une «formation standard» de quatre musiciens, avec une batterie, une basse, deux guitares et une voix, un week-end permet de finaliser un minimum de 4 titres.
20 francs de l’heure

Le jeune client du studio participe aux frais du projet à raison de Fr. 20.-/heure, ce qui correspond au tiers des dépenses engagées, ou du prix d’un studio non subventionné de même qualité. Pour environ Fr. 300.–, un groupe peut repartir du studio, avec 4 bonnes démos (minimum), ce qui, pour notre «formation standard», revient à Fr.  75.– par jeune musicien.

Un projet largement soutenu et attendu

"Le studio de l’ADSS est attendu, depuis plus de deux ans, par de nombreuses institutions comme la Fondation Suisa, la Fondation Jeunesse et Musique, TrocK, l’Etat de Vaud, la Plateforme Romande de l’Animation, le GLAJ-vd ou encore la FCMA de Nyon."

Le samedi 20 février prochain, à 13 h. 30, au studio de l’ADSS, à la route de Pompaples 6, 1321 Arnex-sur-Orbe, ce sera l’occasion de fêter avec vous l’inauguration du projet, d’assister à notre conférence de presse, de rencontrer les différents partenaires et d’observer une prise de son publique du rappeur Shampoo.

Pour plus d’information consulter:
http://www.myspace.com/studio-adss
http://www.studioducouplet.com/adss
Contact et réservation du studio:
Bastien Todosin:
coordinateur de l’ADSS
Tél. : 021 320 44 08
e-mail: studio-adss@myspace.com

Comm./Réd.

Renate et Anita devant le Jodleurklub Juraglöggli

Orbe : soirée des Yodleurs – Jodlerabend

Renate et Anita devant le Jodleurklub Juraglöggli

Renate et Anita devant le Jodleurklub Juraglöggli

Il y a deux possibilités… celle qu’on aime ou celle qu’on n’aime pas ! Et le nombreux public a énormément aimé ! Merci les Yodleurs !

Quelques paroles en français ou en allemand et nous voilà transportés en haut, par Goldiwil ou ailleurs dans les Alpes, devant un chalet avec des sapins, quelques vaches, des chèvres et des toupins : Was woch den du no mehr ?

Et on laisse planer le regard au fond des vallées au loin avec la voix superbe des basses, puis le contour des vallons se dessine au son des ténors, armaillis, sortez vos modzons… et le temps suspend son vol…

E kurtze Stündli

Mais ce fut un grand moment, pour les auditeurs, d’entendre ces voix jodler avec entrain, conviction et plaisir. Sous la direction sévère de Annelise Cavin, le Jodlerklub Juraglöggli, avec les histoires à Godi, a enchanté le public. Deux solistes, Renate et Anita, ont interprété deux chants de leurs voix claires et bien accordées.

Ces deux jeunes Suisses-allemandes ont rejoint les jodleurs d’Orbe pendant leur année chez les Velches.

Chömet mir wei jutze

Venez on veut jodler, et les chanteurs ont excellé à la fête romande de Naters en 2009, où ils se sont classés deuxièmes et se sont ainsi qualifiés pour aller à Interlaken en 2011. Il leur faudra encore travailler, mais on peut déjà leur souhaiter bonne chance !

«Compliqué les femmes»

En seconde partie, quelques acteurs de la société ont interprété une courte pièce qui a fait travailler les zygomatiques des spectateurs et des acteurs. Le «vieux» avait deux filles et, suite à la vente d’une vache, et «l’abattache de sapines», il se retrouve tout seul sur son domaine malgré qu’il y ait trois femmes à la tête du gouvernement!

C’est très compliqué ces femmes.

Photo Marianne Kurth

Michel Viala pendant la lecture

Michel Viala à la Tournelle

Michel Viala pendant la lecture

Michel Viala pendant la lecture

Mais comment Sophie Mayor fait-elle pour concocter des programmes aussi denses et variés que ceux que le public peut suivre à La Tournelle ? Sans doute une détermination très forte alliée à un goût sûr, le tout dissimulé derrière des yeux en amandes, souvent rieurs mais qui contrôlent la situation.

Un poète anarchiste

Pour un public à vrai dire un peu maigre samedi passé venu entendre le dramaturge, écrivain et poète genevois Michel Viala lire des morceaux choisis de sa poésie, publiée chez Bernard Campiche et en présence de son éditeur. Si l’on concevait le dessein de rencontrer un anarchiste de toujours, la lecture de samedi aurait comblé tous les souhaits.

Maugréant contre l’ordre établi et le «penser correct», fustigeant la disparition dans les médias des créateurs au profit des commentateurs, l’enfant de Genève a lu. Mais il a aussi beaucoup parlé. «Je me souviens, à l’époque de la construction des tours du Lignon [NDLR : quartier périphérique de tours construites dans les années 1960 sur la commune de Vernier aux portes de Genève], je squattais dans le coin. Et des bandes de jeunes se combattaient alentour. J’ai voulu leur rappeler que si l’ordre en soi ne veut rien dire, il faut quand même laisser vivre son voisin en paix. Ça m’a valu d’être nommé «chef» de l’insurrection contre les promoteurs» avouait Viala, qui d‘ailleurs, quelques années plus tard, fera mourir un promoteur dans l’une de ses pièces, en forme sans doute de souvenir grinçant.

L’écorcheur vif

A près de quatre-vingts ans, Viala reste en insurrection permanente. Il vit des combats qu’il livre maintenant plutôt par l’écrit ou la peinture que par l’action physique. L’écorché, ou plutôt l’écorcheur vif est toujours bien présent.

Sa poésie est toute entière composée en décasyllabes, «un langage proche de l’occitan, une forme plus rude et plus coriace qui convient mieux à mon propos que les alexandrins qui m’emmerdent», précisera Viala, qui avoue toutefois une grande admiration pour Corneille et Racine. Un homme d’interrogations et parfois de contradictions.

Qui n’hésite pas à condamner le terrorisme visant des victimes au hasard, mais nettement moins sa forme visant «ceux qui le méritent». A travers les extraits choisis, les thèmes intemporels de Viala surgissaient tour à tour: le dégoût de la société de consommation et de ses «vitrines-aquariums», les dangers de certaines formes de costumes, au propre comme au figuré, «sous le voile se cache l’uniforme»,  la conviction que la justice sociale est un but primordial et inéluctable: «à partager on vous obligera, à rendre ce que vous avez volé aussi».

Des clins d’œil forts datant d’une trentaine d’années au moins mais qu’en 2010 d’aucuns, grands patrons ou traders de haut-vol, auraient peut-être intérêt à méditer entre deux bonus.

Le vécu

Et Viala de s’interrompre pour délivrer l’une de ses innombrables anecdotes vécues: «J’ai en son temps traduit Tchékhov du russe en français. Il paraît que la traduction était bonne et la Délégation de Russie à Genève m’a invité pour me remettre un prix. Durant la cérémonie ils ont insisté pour que je leur confie en plus les clés de ma voiture, ce que j’ai finalement fait.

En rentrant, j’entendais de drôle de bruits dans le coffre. Arrivé dans le quartier des Grottes, j’ai ouvert le coffre et découvert qu’ils l’avaient rempli de kilos de caviar et de litres de vodka. Qui furent consommés sur place à la louche, dans une fête telle qu’il fallut donner d’impossibles explications aux pandores sceptiques  accourus illico».

Si on ne l’a jamais lu, il faut le découvrir.

Et notamment dans le dernier ouvrage de poésie paru chez Campiche, Michel Viala, «Poésie Choisie», Bernard Campiche Editeur, collection camPoche No 42, Orbe 2009.

Photo Olivier Gfeller

Juriens, Nouvel-An

Jean-Luc Besson reste l’un des piliers de l’attaque de Bavois avec Rochat et Duperrex.

Football – 1ère ligue : Baulmes ressuscite

Jean-Luc Besson reste l’un des piliers de l’attaque de Bavois avec Rochat et Duperrex.

Jean-Luc Besson reste l’un des piliers de l’attaque de Bavois avec Rochat et Duperrex.

Alors qu’on le considérait comme mort, Baulmes sera présent au deuxième tour. Lundi dernier, ils étaient dix-huit joueurs lors de la reprise de l’entraînement.

Certes, la troupe de Christian Mischler a entrepris sa préparation avec passablement de retard et surtout avec un effectif renouvelé. L’entraîneur lui-même avouait qu’il ne connaissait pas tous les présents, lors de ce premier rendez-vous. Une demi-douzaine de joueurs sont venus du Stade Nyonnais qui entend donner un coup de main à Fabien Salvi.

D’autres sont revenus comme Ciavardini (Malley). En plus, il semblerait que la deuxième garniture poursuivra son aventure en 2ème ligue car l’effectif devrait être complété au cours des semaines à venir, son championnat ne reprenant qu’à fin mars. Enfin, le club est en passe de trouver un accord avec la commune pour l’utilisation du stade.

A ce propos, le président Salvi concède qu’il serait dommage que le terrain ne soit pas utilisé à des fins sportives. Raison de sa persistance à sauver le FC Baulmes tout en laissant à d’autres le soin de s’attarder sur les raisons qui ont conduit à la situation économique du club.

Intérêt de Xamax

Des bruits laissaient entendre que Neuchâtel Xamax était intéressé au sort du club du pied du Jura. Paolo Urfer, le directeur technique de l’équipe de Super League, confirme partiellement ces rumeurs. «Notre président, Silvio Bernasconi, étudie la possibilité de racheter les installations. Dans le futur, il n’est pas exclu que nous profitions de la présence de Baulmes en 1ère ligue pour placer quelques-uns de nos jeunes espoirs, qui ne peuvent malheureusement évoluer qu’en deuxième ligue inter chez nous.

Et comme le canton de Neuchâtel n’a pas de formations en première ligue, Baulmes serait une opportunité pour nous, à moins de cinquante kilomètres de la Maladière».

Pour sa part, Fabien Salvi ne confirme pas, pour l’instant, les intentions de Xamax. Il se réjouit simplement d’avoir trouvé les fonds qui lui ont permis de lever le cinquième boycott des instances du football qu’il a subi, depuis qu’il est à la tête du club.

Effectif revu à Bavois

La reprise du championnat de 1ère ligue aura lieu dans deux semaines. Bavois est allé se préparer aux Canaries où le camp s’est parfaitement déroulé. Durant la pause, Jean-Michel Viquerat a remodelé le visage de son équipe dans l’espoir qu’elle échappe à la relégation. Ainsi, les Français Loizeau et Mouako sont repartis dans leur pays, Kevin Hill a choisi de poursuivre sa carrière à La Sarraz alors que Domingues et Filipovic, qui n’ont pas confirmé lors de la première partie du championnat, sont à la recherche d’un club.

Au chapitre des arrivées, ce sont surtout des joueurs du milieu de terrain qui sont arrivés à l’image du défensif Renatus, Ebe sera un homme de couloir et le jeune Jankulowski jouait à Echallens où il a été très en vue. Demircan revient au club tout comme Cottens et Demir qui sont remis de leurs blessures. On verra au printemps si ce brassage de l’effectif portera ses fruits pour le néo-promu qui n’est plus reléguable, à l’entame de ce deuxième tour. Bavois disputera, demain à 15 h., un match amical contre Echallens.

Bonne volonté

Comme vous l’avez probablement lu dans les journaux, le conseil général de Bavois a refusé les crédits qui étaient nécessaires à la mise à niveau de l’éclairage, indispensable pour évoluer en 1ère ligue, et le subside pour la construction d’un troisième terrain dont le droit de superficie a été accordé par la Municipalité.

Il faut dire que la commune a atteint son plafond d’endettement et que la commission des finances du village n’a pas voulu que l’on recoure au Conseil d’Etat pour augmenter cette marge. C’est donc grâce à la bonne volonté du comité et des joueurs que l’installation de cet éclairage a été réalisée, ce qui a permis de diviser par deux les frais inhérents (Fr. 150 000.– au lieu de Fr. 300 000.–).

En principe, c’est à l’automne prochain que l’on pourra envisager l’aménagement du troisième terrain pour ce club qui accueille neuf équipes.

Photo Pierre Mercier

Michel Bührer

Portrait : Michel Bührer, sur les sentes de l’indépendance

Michel Bührer

Michel Bührer

Blottie dans la ruelle Sainte-Claire, l’ancienne imprimerie du Journal d’Orbe a retrouvé un second souffle grâce à son acquéreur, Michel Bührer, photo-journaliste libre.

Rénovée, dotée de parquets clairs, de murs blancs égayés par une enfilade de fenêtres, l’ancienne imprimerie est à l’image de Michel Bührer: discrète et chaleureuse. Ici et là, bureaux, bibliothèques et profonds canapés donnent une ambiance studieuse et cosy. Autour d’un café turc, Michel Bührer se livre à petits pas.

Un exercice auquel il n’est guère habitué, lui qui est rôdé à questionner des gens d’ici et d’ailleurs. Car notre homme a la bougeotte: quand il ne se trouve pas à Orbe où il se ressource, développe ses photos, rédige des articles, voire des livres, il sillonne la planète pour en capter les moments forts, les curiosités, les beautés comme les tragédies.

De la photographie à l’écriture

Très tôt passionné par la photo et l’écriture, Michel Bührer relève le pari d’en faire ses deux métiers. A peine son collège – en section sciences-maths – terminé, il cherche une place d’apprentissage comme photographe. En vain. A défaut, il devient apprenti décorateur-étalagiste. Puis, le destin place sur sa route Jacques-Dominique Rouiller qui lui offre une place de stagiaire comme photo-journaliste.

«J’ai très vite compris qu’il existait une synergie entre ces deux métiers, confie-t-il.» Devenu rédacteur en chef du «Radio-TV, Je vois tout», J.-D. Rouiller lui propose de faire ses premières armes dans le reportage. «Je suis parti en Arabie Saoudite et, pour la première fois, en Palestine. C’était 1982.»

Outre ses reportages à l’étranger, le jeune photo-journaliste gagne sa vie en travaillant à la pige, notamment en photographiant les recettes culinaires de Jacques Montandon pour le «Radio-TV, Je vois tout».

«Ces divers mandats me permettaient de financer mes reportages qui duraient  5 à 6 semaines. Mais je vivais de manière très précaire durant mes voyages. Lors de mon premier reportage en Palestine, je résidais dans un petit hôtel de Jérusalem-Est où, après d’âpres négociations, j’avais obtenu une chambre à 10 dollars la nuit!».

Au temps des grands reportages

De l’Inde à la Thaïlande d’où il ramènera un reportage consacré aux atteintes du tourisme de masse sur les populations locales, du Congo Brazzaville en Somalie, de la Jordanie au Liberia, du Liban au Japon en passant par l’Indonésie, Singapour, le Cameroun, Michel Bührer n’a jamais cessé d’aller à la rencontre des riches comme des plus démunis, des splendeurs culturelles comme des monstrueux dommages dus à la guerre et à la misère.

En 1992, il retourne en Palestine pour y retrouver des gens interviewés dix ans auparavant. De ces images fortes, de ces vécus souvent dramatiques, parus dans certains medias romands, il en tire un livre intitulé «Portraits palestiniens». C’est aussi de Jérusalem que le photo-journaliste a envoyé son premier fax.

«Jusqu’alors, il fallait passer par le centre de télécommunication, le service de la censure et le télex. C’était extraordinaire de voir mon papier glisser dans l’appareil, en ressortir en sachant qu’il était déjà reçu en Suisse!» S’il a travaillé en libre pour tous les medias romands, notre homme a collaboré longuement avec «L’Hebdo» et «Bilan» - pour qui il a signé des portraits d’entreprises romandes, centenaires et indépendantes - mais aussi à L’Evénement Syndical: «J’ai suivi de près l’opération «Le vol impossible» dont j’ai publié un livre. Cette opération, mise sur pied par les syndicats, consistait à aller chercher des familles kosovares bloquées dans un camp en Macédoine suite à la guerre au Kosovo.»

La belle époque !

Autre collaboration marquante, celle avec le «Temps stratégique» dirigé par Claude Monnier: «J’ai réalisé un reportage de plus de 20 pages sur le Cambodge, un reportage photo sur la Palestine. C’était une époque bénie!»

En parallèle, il travaillera souvent avec les plus grands medias suisses alémaniques, notamment le Tages Anzeiger Magazine, la NZZ à qui il livrera un reportage consacré aux survivants du Rwanda dont il fera, par la suite, un ouvrage.  S’il compte à son actif plusieurs bouquins dont le dernier est consacré à l’entreprise romande Camille Bloch, Michel Bührer a également exposé son travail en divers lieux de notre pays – notamment au Musée de l’Elysée - ainsi qu’à l’étranger.

Engagé pour défendre non sans brio la cause des journalistes indépendants, il préside depuis des lustres le Groupe Romand des Journalistes libres. Ses multiples compétences acquises au cours de plus de trente ans d’expérience et son esprit d’indépendance lui ont valu d’être élu au sein du Conseil de la Presse en 2008.

Une belle reconnaissance par ses pairs.

Photo Josiane Rigoli

Presse locale : en voie de disparition

Trois journaux locaux disparaîtront à la fin du mois de février pour être intégrés à l’hebdomadaire régional La Broye, propriété du groupe Edipresse.
On a appris la semaine dernière la disparition prochaine de La Feuille d’avis d’Avenches, qui, dès le 4 mars 2010, sera intégrée au journal régional La Broye-Hebdo, qui elle-même est le fruit de la concentration de plusieurs journaux locaux (Le Journal d’Estavayer, Le Démocrate de Payerne et La Feuille d’avis de Granges et Lucens).

Cette décision concerne également deux autres titres locaux au tirage modeste: Terre Vulliéraine et Terre Fribourgeoise qui étaient édités à Avenches par l’imprimerie Cuhat.

Ce sont ainsi trois titres locaux qui disparaissent d’un coup pour entrer dans le giron de leur concurrent, propriété du groupe Edipresse, lui-même promis-vendu à un grand groupe de presse zurichois. Cela fait beaucoup d’une fois et cela rétrécit comme peau de chagrin la palette de la presse locale.

De plus cette décision va de pair avec la disparition de l’imprimerie avenchoise qui employait trois personnes.

Plus qu’un seul bihebdomadaire

La Feuille d’avis d’Avenches avait été fondée en 1902 par la famille Cuhat et était restée jusqu’à ce jour sous la responsabilité de cette imprimerie.
Rédacteur en chef de ce journal local, Daniel Pignard écrivait la plupart des articles et abattait ainsi un travail de titan.

La décision de la famille Cuhat de vendre son titre à Edipresse serait fondée sur l’absence de successeur et sur une relative diminution des recettes publicitaires.

C’était l’avant-dernier journal local à paraître deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, le seul survivant avec une parution bi-hebdomadaire étant le journal de Sainte-Croix, cousin de l’Omnibus. A Avenches, les regrets sont nombreux, tant on était attaché à ce journal, qui faisait partie de la vie culturelle, associative et politique.

Cependant, d’aucuns s’efforcent de se montrer positifs en estimant que la population avenchoise, du Vully et de la Broye fribourgeoise continuera à recevoir les informations locales par le canal de La Broye. Dans le quotidien 24 Heures, le directeur éditorial d’Edipresse suisse Eric Hoesli estime que la reprise de la Feuille permettra de renforcer le fort ancrage de La Broye dans la région.

Nord vaudois gâté

La presse locale ayant subi une forte concentration dans la Broye où il ne subsiste que deux journaux indépendants: Le Républicain à Estavayer-le-Lac et Le Journal de Moudon, la Commission fédérale de la concurrence devra se prononcer sur cette dernière opération.

Néanmoins, au vu des dernières décisions prises dans de pareils cas, on peut raisonnablement supposer qu’elle n’y verra guère d’objection. Force est de constater que le paysage de la presse écrite locale s’assombrit d’année en année, ce qui ne manque pas d’inquiéter.

A ce jour les journaux locaux vaudois toujours vivants sont Le Journal de Moudon, L’écho du Gros-de-Vaud à Echallens, Le Journal de Cossonay, L’écho rollois et aubonnois, Le Courrier de la Broye et du Jorat à Oron-la-Ville, Le Journal du Pays d’Enhaut.

Le Nord vaudois reste à ce jour la région la mieux dotée avec quatre titres: La Feuille d’avis de la Vallée de Joux, Le Journal de Vallorbe, L’Omnibus, journal de la région d’Orbe, qui a été créé en 2005 après la disparition de la Feuille locale, et le Journal de Sainte-Croix et Environs.

Jean-Claude Piguet,
rédacteur en chef du journal de Sainte-Croix

Œil pour œil !

Notre gouvernement tient-il encore les rênes de l’Etat ? On est en droit d’en douter. Les critiques fusent de toutes parts au sujet de sa ligne politique. On a le sentiment que nos sept sages sont débordés.

Au propre comme au figuré. D’abord parce qu’un amoncellement de problèmes est tombé sur notre Conseil Fédéral. Ensuite parce qu’il a beaucoup de peine à résoudre ces soucis. On constate aussi que chacun de ses membres fait valoir son point de vue  et qu’il n’y a pas unanimité dans la résolution ou la solution.

C’est du moins ce que laisse apparaître une communication défaillante. Est-ce dû au fait que notre collège est composé de personnes de partis différents ? Peut-être, cela dit les gouvernements monocolores ne sont pas à l’abri des critiques, non plus.

Prenez l’exemple de l’Allemagne. Angela Merkel a passé son premier mandat de chancelière aux côtés de ministres de l’opposition. A la fin de l’année dernière, les élections ont permis à la droite de prendre complètement le pouvoir.

Après quelques mois seulement, des dissensions se font jour dans la nouvelle coalition gouvernementale. Pire encore, nos voisins germaniques sont prêts à se servir de méthodes de voyous pour récupérer les fonds de leurs contribuables qui avaient choisi d’échapper au fisc.

Que le secret bancaire soit malsain à plus d’un titre, je le concède très volontiers, mais que l’on se serve du vol de données bancaires, par des individus sans scrupule n’ayant que le but de s’enrichir, n’est pas acceptable dans des Etats de droit.

Il y a des limites à l’entendement et si l’Allemagne est prête à bafouer les règles de la diplomatie, tous les coups bas seront désormais permis.

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.

Espace prévention : la réalité du terrain

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.


Kim Carrasco connaît bien la jeunesse de ce Canton. Il travaille depuis plusieurs années pour différentes organisations de prévention. Présentement, il est au service, notamment, de Départ, un organisme chargé de renforcer les compétences des professionnels dans les écoles.

En effet, depuis deux ans, les conseillers d’Etat Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard ont décidé qu’il n’était plus nécessaire d’avoir recours à des professionnels extérieurs aux établissements mais que la prévention devait se faire par le biais d’infirmières scolaires et de personnel intégré à l’école.

Tout cela pour qu’un langage unique soit utilisé pour définir les difficultés rencontrées par les jeunes et améliorer leur prise en charge. Les témoignages et les ateliers sont donc désormais bannis du monde scolaire, pour ce qui concerne le thème de la consommation de substances.

Soucis sexuels

Depuis de nombreuses années, Kim se trouve confronté au monde festif. Avec les stands de «L’Espace Prévention», il côtoie les adolescents lors des bals, des carnavals ou autres manifestations du même type.

Il a donc une expérience certaine dans le domaine. L’Omnibus lui a demandé de quoi sont faits les contacts avec les jeunes lorsque l’Espace prévention est présent dans une manifestation. «D’abord, en début de conversation, les ados ne vont jamais au but recherché. Si quelqu’un a un souci avec l’alcool, il préférera me parler de drogue, en prétextant que l’un de ses copains est aux prises avec ce fléau.

Il utilisera le même stratagème à propos du sujet qui le préoccupe (pas lui mais son copain) car il est difficile d’avouer que l’on est soi-même concerné. Souvent, il nous teste et, pour cela, la sexualité est le sujet le plus facile à aborder. Parmi les différents dépliants et le matériel dont je dispose sur le stand, c’est le préservatif qui est le plus sollicité.

Les garçons viennent parler de leurs soucis en la matière. Ils se posent beaucoup de question sur l’impuissance. L’utilisation de la «capote» leur pose quelques soucis car cela a tendance à couper les effets. Ils ont besoin d’être rassurés sur leur virilité. Je profite de l’occasion pour leur dire aussi que l’alcool a un effet néfaste dans le comportement sexuel. C’est par ce truchement que je parviens à toucher cet autre domaine et leur faire remarquer les conséquences que cela peut aussi avoir sur la conduite automobile et la conservation de son permis de conduire.

Dénominateur commun : l’alcool

Il est bien clair que l’alcool a un effet nocif primordial dans la mesure où il fait baisser la garde dans d’autres domaines. Avec un certain taux dans le sang, l’ado offre moins de résistance à la proposition de consommer de la drogue car il est beaucoup moins lucide. Il en va de même pour les rapports sexuels dans la mesure où l’utilisation d’un préservatif demande une certaine agilité qu’ils n’ont plus à ce moment-là.

Dès lors, ils tenteront d’avoir une liaison sans protection, malheureusement. Concernant les méfaits de la cigarette, ils n’y sont absolument pas sensibles dans la mesure où, leur dire que consommer du tabac va favoriser un cancer qui se déclenchera dans la cinquantaine, ne les inquiète pas du tout car tout cela leur paraît si éloigné et qu’ils veulent vivre le moment présent, sans interdit. Le fait que la fumée jaunisse les dents n’est pas plus percutant. En revanche, leur souffler que leur haleine peut être détestable, peut avoir un effet mais il est bien le seul dans le domaine de la cigarette.

Xénophobie naissante

Les jeunes sont actuellement désorientés car rien ne leur est favorable. Ils constatent qu’il est difficile d’entrer en apprentissage, il n’est pas plus facile de trouver du travail même lorsque l’on a fréquenté l’université.

On les pénalise sur le plan de l’assurance maladie. On laisse deviner que leur pension AVS ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui. En plus, la pénurie de travail implique une réaction désagréable par rapport à l’étranger que l’on accuse de voler le travail des Suisses. Ce réflexe de xénophobie est de plus en plus perceptible et indique une peur de l’autre.

L’influence de certaines télévisions est également péjorative. Certaines jeunes filles n’hésitent pas à faire l’amour avant l’âge de puberté car elles cèdent à l’effet de mode que l’on transmet parfois sur le petit écran. Cela peut paraître étonnant mais je rencontre une clientèle désorientée par l’absence de perspectives favorables».

Veiller à sa santé

L’Espace Prévention se rend dans les lieux publics où il est sûr de rencontrer le public cible. A Yverdon, c’est sur la Place de la Gare qu’il est le mieux d’être. A Orbe, on le verra lors du samedi du Carnaval. En général, les choses se passent bien sauf lorsque le sponsor de la manifestation est une marque d’alcool ou un représentant de l’industrie du tabac.

Par ailleurs, l’Espace Prévention se préoccupe également de la santé des citoyens de tous âges. Les communes pourront avoir recours à cet organisme pour alerter la population dans certains domaines délicats comme le surpoids, actuellement. «Nous avons à secouer les gens afin qu’ils se responsabilisent en matière de santé et je trouve dommage que les autorités ne s’impliquent pas davantage. Car les soucis que rencontrent la jeunesse, par exemple, c’est l’affaire de tous.

Il est vrai cependant que c’est aussi à nous de faire un bout de chemin à leur rencontre», nous dit pour terminer Kim Carrasco.

© Photo Serafina Tumminello