Il était une fois une classe d’école peinte en jaune... qui se trouvait au premier étage du collège.

Agiez : le collège n’aura plus de salle de classe

Il était une fois une classe d’école peinte en jaune... qui se trouvait au premier étage du collège.

Il était une fois une classe d’école peinte en jaune... qui se trouvait au premier étage du collège.

Lors du Conseil général du 2 avril 2009, le conseil général a accepté le projet de la rénovation complète du collège ainsi que son financement.

Suite aux lettres de l’ASIBCO reçues par la Municipalité mentionnant que la direction de l’établissement primaire d’Orbe avait décidé de fermer la classe, la Municipalité a porté à l’ordre du jour, le point suivant : Modification du projet de rénovation du bâtiment du Collège.

Le Conseil général réuni le 17 décembre 2009 a accepté la modification suivante et son financement : à la place de la classe prévue au rez-de-chaussée, seront créés : une salle de Conseil de 45 m2 et un studio de 30 m2 pour un montant de Fr. 80 000.–.

Budget 2010: aux revenus: Fr. 885’453.–. aux charges : Fr. 946’879.– laissant un excédent de charges de Fr. 61’426.–. Celui-ci est dû au fait, qu’en 2010, il y aura peu d’encaissement de loyers. Les travaux de rénovation du collège devraient être finis dans le courant de l’automne prochain. De plus le coût de la Sécurité sociale ne fait qu’augmenter chaque année.

Augmentation du prix de l’eau : le coût de l’eau se monte pour la commune à Fr. 38’000.–, elle encaisse Fr. 20’000.–, ce poste perd donc Fr. 18’000.– par année. La Municipalité a donc décidé d’augmenter le prix du m3 de l’eau en 2010. Celui-ci passe dans un premier temps de 0.75 cts à Fr. 1.–, prix indiqué dans le règlement communal sur l’évacuation et l’épuration des eaux.

Le commandant du feu quitte son poste: Gabriel Guex a reçu un cadeau et les remerciements de la Municipalité pour les 6 ans passés à la tête du corps des pompiers d’Agiez. Deux jeunes du village ont été promus sous-officiers, il s’agit de Yoann Regamey et Olivier Baudraz. Une fois leur formation terminée l’un des deux devrait être nommé commandant du feu.

Circulation des camions sur la route montant le village: malgré le fait que le pont de Pompaples est rénové et utilisable, malheureusement de nombreux chauffeurs empruntent encore l’itinéraire passant par Agiez pour se rendre à Bretonnières.

Ceci est fort dommage car la montée du village est étroite pour la circulation des camions et de nombreux écoliers marchent sur ce tronçon pour se rendre à l’arrêt du bus scolaire.

Photo Elisabeth Zahnd

La gare de Vallorbe.

Scrutin majoritaire à Vallorbe aussi ?

La gare de Vallorbe.

La gare de Vallorbe.

Surprise pour un Conseil clairsemé

On semblait s’acheminer tout droit vers le buffet de fin d’année dans un ronron législatif de fêtes au Conseil communal de Vallorbe vendredi dernier, lorsque Bernard Haldemann, tout en fin de séance, a créé la surprise en déposant et développant  un projet au sens technique du règlement du Conseil, une sorte de motion en fait, au terme duquel il souhaite voir étudiée la question du mode d’élection du Conseil dans la Cité du fer.

Agglomération de plus de 3000 habitants, Vallorbe vit actuellement sous le régime proportionnel au scrutin de listes, à savoir l’élection par importance des partis. Le radical vallorbier souhaiterait pour les prochaines échéances électorales de 2011 déjà que ce système change et soit remplacé par le système majoritaire, selon lui beaucoup plus proche des réalités politiques quotidiennes locales.

On ne sait si dans son esprit ce changement cache une volonté de préparer le terrain pour éviter la percée éventuelle de listes extrémistes, mais officiellement il estime que les partis ne servent plus à rien dans cette élection. Le petit monde politique vallorbier fonctionnerait plus comme une communauté d’intérêt chez des femmes et des hommes soucieux du bien commun que comme une tribune destinée à promouvoir des dogmes souvent peu compatibles avec la gestion d’une commune.

A relever que cette proposition concerne une petite vingtaine de communes dans le canton de Vaud, dont les plus proches sont Chavornay et Echallens, dans lesquelles une fronde semble se dessiner aussi contre le vœu du Grand Conseil visant à les obliger à utiliser le scrutin proportionnel, censé mieux représenter toutes les tendances politiques présentes sur l’échiquier qu’un système majoritaire qui favoriserait les «têtes connues».

Le projet n’a étrangement soulevé aucune réaction négative et sa prise en considération a été votée à une très large majorité, comprenant quelques voix de gauche dont on aurait pu penser qu’elles s’y  opposeraient sur le principe. Au tour maintenant de la Municipalité de se pencher sur la question et de proposer sa copie.

Budget 2010 équilibré

La Cité du fer a un budget annuel de fonctionnement de l’ordre de 14.5 millions de francs. Et le Conseil a été encore plus vite que la commission chargée de son étude qui n’a siégé qu’une seule fois pour analyser cette pièce maîtresse de la gestion communale. En effet, c’est sans aucune discussion du tout que le budget 2010 globalement équilibré a été voté.

Sans doute une image de l’odeur de vin chaud et de cannelle qui n’incitait pas les conseillers présents à approfondir un préavis qui, il est vrai, était très complet et fort bien présenté et préparé. Ou serait-ce un indice que le pragmatisme l’emporte nettement sur les considérations politiques dans cet exercice annuel, et que finalement le projet Haldemann trouverait dans ce silence l’expression de sa justification ?

Devant cette absence de discussion, la municipale Nicole Bourgeois a quand même tenu à rappeler que la fameuse facture sociale imputée à la commune ne concerne pas que les «cas sociaux» de la commune mais résulte d’une clé savante de répartition des coûts au niveau cantonal.

Et que même au niveau global ce poste concerne aussi bien les bourses d’études que les subsides assurance-maladie, les prestations complémentaires, l’aide aux personnes handicapées, le RI  et autres  avancées sociales sans lesquelles l’exclusion serait encore bien pire qu’elle ne l’est aujourd’hui.

AsCoVaBaNo

Pas plus de discussion sur ce point adopté en quelques minutes à l’unanimité. Sous cette appellation baroque qui rappelle celle d’une célèbre sauce pimentée se cache la nouvelle association intercommunale qui va gérer l’ensemble des problématiques scolaires, hors celle des enseignants, dans l’arrondissement scolaire Vallorbe-Ballaigues-Vallon du Nozon.

Tout juste retirera-t-on d’une lecture entre les lignes du rapport de Claude Magnenat que finalement, cette association permet à Vallorbe de conserver un certain leadership et surtout Son Etablissement scolaire, qui avec ce regroupement atteint juste la taille nécessaire fixée par les éminences cantonales se penchant depuis des lustres au chevet de sa définition.

Nouveau statut du personnel communal

Un nouveau statut du personnel communal a lui aussi été voté sans discussion. Il faut dire que de l’avis général, sa conception paritaire et améliorant même les droits acquis des actuels employés communaux en font un document de base parfaitement adapté aux nouvelles normes cantonales entrées en vigueur en 2001.Reste sur ce point à attendre la ratification du Conseil d’Etat.

En bref, une séance express qui s’est terminée dans les temps pour ceux qui voulaient suivre encore  un mach à Yverdon-les-Bains et aussi de façon idoine pour celles et ceux qui étaient pressés de goûter aux délices du buffet  de viande Jean-Louis et des fromages Jeannot.

Photo Olivier Gfeller

Le carrefour du Bras d’Or sera réaménagé afin de le rendre plus sûr et convivial.

Mathod : carrefour du Bras d’Or réaménagé

Le carrefour du Bras d’Or sera réaménagé afin de le rendre plus sûr et convivial.

Le carrefour du Bras d’Or sera réaménagé afin de le rendre plus sûr et convivial.

En acceptant un crédit de Fr. 635 000.– pour le réaménagement du carrefour du Bras d’Or et de la route de Montagny, les conseillers ont démontré leur volonté d’aller de l’avant dans l’ambitieux projet de la traversée du village.

Le préavis a certes été adopté, mais ce fut loin d’être facile. Trop onéreux pour les uns, mal fagoté ou peu adapté pour les autres, le projet de la Municipalité visant à rendre la zone concernée plus sécurisée et conviviale pour les piétons, a bien failli passer à la trappe.

Au terme de longs palabres, c’est finalement par cinq petites voix d’écart que le oui l’a emporté (35 pour, 30 contre et 2 abstentions).

Second préavis porté à l’ordre du jour, la demande de crédit de 120’000.- pour un projet de nouveau puits au lieu-dit «la Fontaine à Fondraz», a passé la rampe à une large majorité. Ce crédit permettra de poursuivre les investigations menées de concert avec la commune voisine de Suscévaz et qui visent à déterminer le potentiel d’exploitation de ce futur puits.

En cas de retour positif, tant sur le plan quantitatif que qualitatif de l’eau, les deux villages espèrent ainsi devenir fournisseur auprès de la SAGENORD.

Le Budget a également été approuvé par la majorité et ce malgré un déficit annoncé de 240’000.- (2,11 millions de charges et 1,87 millions de produits).

Dans son rapport, la commission de gestion-finances demandait le refus du budget, craignant que la perte prévue ne conduise fatalement à une hausse d’impôts ou de taxes dès l’an prochain. Rassurés par les propos et les arguments de la Syndique Cinzia Galli Ratano, les conseillers ont finalement choisi de faire confiance à la Municipalité.

Photo Fanny Rodriguez-Minder

Oui, la Russille fait bien partie des Clées

Une question en forme de serpent de mer, puisque si l’on voulait refaire l’histoire du téléréseau des Clées depuis le début des années 1980, il faudrait quelques colonnes supplémentaires.

Au commencement était une simple antenne collective placée à Lignerolle qui permettait tout simplement, grâce à un gros câble bien rustique, aux habitants du village du fond de la vallée de l’Orbe de recevoir la … Télévision Suisse romande.

Ensuite, propriétaires et exploitants changèrent allégrement, avec à chaque changement la douloureuse question non résolue du raccordement de la Russille, et une amélioration du service pour les résidents du village principal. Il faut rappeler que la Russille compte environ 40 foyers, autrement dit nettement trop peu pour intéresser plus de trois minutes les financiers mondialisés du géant rouge et bleu.

Une solution pointe peut-être avec VO Energies qui doit faire des propositions chiffrées au début 2010 à la Municipalité. Mais encore faudra-t-il que les habitants soient intéressés et … mettent sans doute la main au porte-monnaie. Triste destin des contrées éloignées prétéritées pour avoir un accès aux autoroutes de l’information en 2010. Et dire qu’en Estonie (1.4 millions d’habitants), le droit à l’accès internet haut débit est un droit constitutionnel …

Une auberge communale à reprendre d’urgence

Lors de sa séance de décembre 2008, le Conseil général des Clées avait déjà dû traiter, au niveau du budget, de l’avenir de l’Auberge de la Croix-Blanche, seul lieu public de rencontres subsistant sur le territoire communal. Un an après, la situation devient de plus en plus urgente.

Théo Schweizer, l’actuel exploitant et membre du Conseil a annoncé que malgré ses efforts et ceux de la Municipalité, et malgré aussi le soutien d’une société spécialisée dans ce genre d’affaires, aucun repreneur sérieux ayant les reins suffisamment solides n’avait fait acte de candidature.

La période est particulièrement mauvaise pour réaliser ce genre de transactions, et en plus cette fois, sa santé le lâche complètement  l’obligeant à mettre un terme à son activité professionnelle pour un terme se situant au premier trimestre 2010.

S’agissant d’un bâtiment communal, il a suggéré à la Municipalité de faire elle-même l’acquisition du matériel de cuisine et de restaurant, estimé à environ Fr 70’000.--, ceci pour permettre peut-être à un jeune de reprendre l’exploitation sans avoir à effectuer lui-même en une fois cet investissement.

Marinette Benoît, syndique, a confirmé que la Municipalité n’avait reçu aucune offre de reprise et qu’elle prendrait une nouvelle fois le problème en compte dans ses prochaines discussions. Ceci dit, nouvel avis aux amateurs : les Moustiques et les Bourdons voudraient bien conserver leur Auberge communale en exploitation…

Un budget 2010 proche de l’équilibre

Fin 2008, la Municipalité se demandait si elle ne devrait pas proposer une hausse du taux d’impôt communal qui est pourtant déjà élevé en comparaison régionale (84 % de l’impôt cantonal de base). Grâce à une gestion minutieuse pour ne pas dire plus, tel ne devra pas être le cas.

Et le budget 2010 qui a été accepté à l’unanimité avec une petite modification apportée par la commission laisse apparaître un déficit minime de l’ordre de Fr. 33’000 sur un total de dépenses budgetées d’environ Fr. 730’000.—

Une commission a été nommée pour se prononcer sur le financement d’un projet qui sera déposé au début 2010 concernant les investissements nécessaires pour l’extension de l’équipement de la Russille.

Enfin, la question d’une boîte à lettres spéciale pour les élections et votations située elle aussi à la Russille a été évoquée par Ernest Römer, en fidèle représentant des habitants «du haut», dont certains trouvent que là aussi, il y a une forme d’inégalité de traitement.

Une question qui relève de la compétence du Conseil général, ainsi que l’a relevé la syndique juste avant d’inviter les participants à la traditionnelle verrée de fin d’année.

Photo Olivier Gfeller

Rois mages

Voici Noël

Rois mages

Rois mages

A l’heure où j’écris ces lignes, le sol est recouvert de neige. C’est assez rare en plaine et cela nous projette vers cette fête attendue par tous, en particulier par les enfants.

On nous dit que Noël est devenu commercial. Je ne vais pas le démentir. Toutefois, les églises ne se sont guère battues contre le phénomène. Etait-ce dû au fait que la science nous fait douter sur l’origine de notre terre ? Il m’étonnerait mais franchement, dans ma jeunesse, Noël était déjà lié aux cadeaux, dans nos esprits.

Certes, les cérémonies religieuses prenaient une certaine dimension. On nous préparait à son approche. On apprenait poésies et chants pour ce jour divin. Les églises faisaient le plein à cette occasion.

Cinquante ans plus tard, Noël n’est plus tout à fait le même. J’en éprouve de la nostalgie. En sachant d’abord qu’en les lieux saints, Nazareth et Bethlehem, la paix ne règne pas. Et puis l’école a suivi le mouvement.

Les gosses ne connaissent presque plus les chants de Noël. Guère davantage les poésies qui faisaient les délices de la famille sous l’arbre de Noël qui n’a plus que des garnitures électriques. J’espère tout de même que chez vous, ce 25 décembre demeure un moment privilégié.

Car Noël fait partie des repères essentiels de notre existence. Malgré les turbulences de la vie, faites de ce jour un moment privilégié.

Alors je souhaite que vous puissiez fêter dignement la naissance de Jésus, qui lui aussi avait reçu des présents des rois mages. Joyeux Noël !

Perle

Conte de Noël : la perle cachée

Perle

Perle

Conte de Noël, par Evelyne Gaillard

C’est la veille de Noël. Dans les rues l’agitation est à son comble. Chacun a hâte de terminer l’achat des cadeaux de Noël. Ici ou là une excellente odeur de vin chaud et de brisolée parfume agréablement la rue piétonne.

Personne ne remarque ce jeune garçon, assis en boule, comme un petit chat de gouttière, devant l’église, dans un petit recoin. Il a froid et serre tout contre lui, son chandail troué. Une larme coule lentement sur sa joue. Son estomac lui rappelle douloureusement qu’il n’a encore rien mangé de la journée. Du haut de ses douze ans, Jacques aimerait bien s’acheter des marrons chauds, mais ses poches sont vides de chez vide…

Hélas, il y a deux ans de cela, ses parents ont perdu la vie lors d’un accident de la circulation. C’est sa grand-mère qu’il l’a recueilli et les dernières paroles de celle-ci résonnent  encore en lui comme un disque rayé. «Va mon grand à la ville tenter ta chance. Tâche de te trouver ne serait-ce qu’un tout petit travail.

Pourvu  que tu puisses gagner ta croûte. Tu vois bien que je ne peux plus rien pour toi, malade comme je suis. Je n’ai même pas de quoi payer le médecin pour me soigner. Mais toi, tout est encore devant toi, tu es jeune, c’est vrai, mais téméraire et intelligent. Prie Dieu qu’il guide tes pas.»

Après avoir beaucoup pleuré, beaucoup réfléchi sans trouver de solution, Jacques a serré sa pauvre grand-mère malade dans ses bras  et l’a quittée, se jurant de tout faire pour la sortir de là.

D’habitude  les superbes vitrines si bien illuminées pour la circonstance de Noël le faisaient rêver. Mais ce soir, de son recoin, il ne les regarde même pas. «Où  aller? Que faire?»

Tout à coup, c’est comme si il entendait la voix si douce, si aimante, de sa très chère maman, partie tellement trop rapidement…« Jacques ! Sois courageux. Ne t’apitoie pas sur ton sort. Si tu as peur, chante et des forces nouvelles te seront données. La peur est un mauvais maître. Ne la laisse jamais te dominer.Cherche la perle cachée dans chaque instant de ton existence.»

Ces pensées le surprennent mais lui redonnent un peu de force. Il se lève,  retourne dans la rue et se met à fredonner une mélodie de Noël… «Ne jamais perdre courage, la peur est un mauvais maître!» se répète-t-il, sans cesse.

«C’est vrai ! En fait, je peux marcher, courir, chanter, regarder autour de moi, secourir si besoin un plus pauvre que moi.» Chemin faisant, au loin, il aperçoit un vieux monsieur à la peau toute fripée, portant une longue barbe blanche comme neige, qui avance dignement et très lentement, s’aidant de sa canne. Jacques l’observe avec insistance et aperçoit ses beaux yeux bleus, tout lumineux et remplis de bonté à son endroit.

Péniblement le vieux s’approche de plus en plus. Lorsque leurs regards se rencontrent, c’est en ces termes que l’ancien  s’adresse au garçon : «Que fais-tu là petit,  tout seul dans le noir ?» «S’il vous plaît monsieur puis-je vous aider à porter votre gros sac? J’ai de la force vous savez ! Emmenez-moi avec vous. Je n’ai plus de maison, ma grand-mère est très souffrante. Ce matin je l’ai quittée selon son désir, car elle ne veut pas que je la voie souffrir ainsi.»

Sans mot dire le vieux lui passe son sac, et chose étonnante, dès que Jacques place ce dernier sur ses épaules, c’est comme si tout  son poids disparaît d’un seul coup, pourtant il avait  l’air bien lourd.

«Viens petit, comment t’appelles-tu? T’es bien courageux et tu me plais. As-tu faim? Voici justement une petite auberge. Allons donc  nous réchauffer et nous restaurer.» Jacques  est heureux, sa chère mère avait donc raison… A leur entrée, l’hôtelier s’empresse de venir à leur rencontre et s’adresse à l’ancien en ces termes: «Maître Pestalozzi qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir?» «

Apportez-nous deux gros bols de ce délicieux potage, dont vous seul  avez le secret, ainsi qu’un gros quignon de pain frais et un morceau de camembert. Puis préparez une chambre pour notre nouvel hôte Jacques, qu’il passe une bonne nuit de sommeil, il en a grand besoin. Demain matin, nous irons chercher sa grand-mère et nous  l’emmènerons chez mon médecin personnel.» Jacques croit rêver et s’incline devant son sauveur du moment pour le remercier.

Plus tard, allongé sur son lit douillet, tout  reconnaissant, l’enfant repense à sa mère, remercie le ciel pour la précieuse perle fraîchement découverte…

Christophe Rapin présentant l’Ensemble Musica Sacra.

Montcherand : ensemble Musica Sacra

Christophe Rapin présentant l’Ensemble Musica Sacra.

Christophe Rapin présentant l’Ensemble Musica Sacra.

Recueillement et solidarité dans le monde entier.

Le tocsin a sonné dans le monde entier

Il était 15 h., le concert de Noël pris du retard pour une bonne cause: en Suisse, près de 560 paroisses, de toutes confessions, se sont associées pour sonner le tocsin (ou les cloches) d’une église ou d’un collège, en marge de la conférence de Copenhague.
Présentant le concert, Christophe Rapin, donnait la signification des cloches mises en route avant celui-ci.

Le Concert à l’église

A Montcherand, le concert de Noël à l’église, suivi d’un goûter dans la cour du château, devient peu à peu une tradition fort appréciée par les mélomanes. Ch. Rapin mettait en évidence le plaisir, partagé, de recevoir Martin Humpert et  l’ensemble Musica Sacra pour ce concert de Noël: avec, au programme des œuvres sacrées du 17e et  du 18e siècle, époque baroque.

Des compositeurs tels que, Buxtehude, Albinoni, Charpentier et Schenk. Quelques inégalités étaient relevées dans la première partie; en soliste, les Soprani semblaient hésiter, n’étaient pas dans le même rythme que l’accompagnement de M.Humpert (Orgue continuo). Par contre Christine Bussy, Mezzo, emplissait l’espace avec talent. Tirées du répertoire baroque, les pièces choisies étaient un peu longues et monocordes.

Deux oeuvres réjouirent les auditeurs: Le Concerto per la nativitate domi de Marc-Antoine Charpentier pour trio vocal féminin et instruments; et comme final, la Missa in A d’Aegidius Schenk., pour choristes, (Soprani, Mezzo, alto et Barytons) et instruments (violons, violoncelle, contrebasse et orgue Continuo) qui permettait à l’ensemble Musica Sacra de montrer leur qualité musicale.

Le goûter de Noël au Château

Dans la cour, un brasero s’amusait avec les flocons de neige qui voletaient et tapissaient déjà le sol. Sur les tables dressées à l’abri du temps, attendaient les gâteaux au chocolat, petits miroirs à la confiture et les traditionnels «Stollen»!. Un peu plus loin, de grandes bougies jouaient avec le vent et couvraient  le visage des convives de reflets rouges et or.

Susanne et Christophe Rapin s’activaient autour de grandes marmites fumantes et versaient du vin chaud aux invités. Rencontres, retrouvailles, échanges, c’était un moment de partage chaleureux et magique… Un joli cadeau, Noël avait pris de l’avance.

Photo Marlène Rézenne

De g. à D.: Mme Faesch, directrice du tourisme régional, M. Meylan, président de la commission du tourisme de l’ADNV, M. Maire, président de l’association du tourisme d’Orbe.

Office du tourisme d’Orbe : mise au point de l’ADNV

De g. à D.: Mme Faesch, directrice du tourisme régional, M. Meylan, président de la commission du tourisme de l’ADNV, M. Maire, président de l’association du tourisme d’Orbe.

De g. à D.: Mme Faesch, directrice du tourisme régional, M. Meylan, président de la commission du tourisme de l’ADNV, M. Maire, président de l’association du tourisme d’Orbe.

Suite au départ de M. Orcel ainsi qu’aux courriers envoyés par ce dernier au Conseil communal d’Orbe et aux offices du tourisme du canton, le président de la commission du tourisme de l’ADNV, la directrice régionale du tourisme et le président du tourisme d’Orbe ont donné à la presse des explications sur cette situation.

Le désaccord entre M. Orcel et la direction régionale du tourisme trouve son origine lorsque les 7 associations touristiques de Grandson, Orbe, Romainmôtier, Vallorbe, Balcon du Jura, Yverdon et Yvonand ont entamé, au milieu de l’année 2008, un processus de régionalisation de leurs associations qui fit suite à de nombreuses années de réflexion. Ce processus impliquait la désignation d’une directrice régionale en la personne de Dominique Faesch, dans le but d’amener plus de professionnalisme dans les offices régionaux.
Ce processus fut appuyé et même souhaité par les instances politiques urbigènes, dans un souci de promouvoir au mieux l’activité touristique de la région.

Mme Faesch débuta son mandat en août de l’année passée, travaillant de manière encore informelle avec l’équipe constituée des offices régionaux mentionnés plus haut, ce qui totalise une quinzaine de collaborateurs. L’objectif de régionaliser formellement ces offices, par la signature de contrats de travail entre les collaborateurs et l’ADNV ainsi que la constitution d’une commission du tourisme par l’ADNV, fut atteint au début de cette année.

Ceci impliquait également l’adoption d’un nouveau budget et la mise en place d’un plan d’action. Etienne Maire, président de l’association du tourisme d’Orbe, souligne qu’il s’était engagé personnellement à ce que tous les collaborateurs de l’office urbigène soient maintenus dans les mêmes conditions qu’auparavant.

Selon la direction régionale et l’ADNV, la totalité des collaborateurs des offices régionaux entretinrent de bons rapports avec elle, à l’exception de M. Orcel qui ne donnait aucun suivi aux demandes de la direction. Ce manque de collaboration amena la direction régionale et l’ADNV à organiser une séance afin de rappeler à M. Orcel les consignes à suivre. Celle-ci n’ayant pas eu d’effet, plusieurs tentatives de conciliation furent effectuées entre juin et août de cette année, notamment avec le président du tribunal des prud’hommes.

Le conflit de travail ne fit que s’envenimer et la direction régionale eut à déplorer le comportement de M. Orcel qui s’employait à critiquer ouvertement la régionalisation, tout en refusant de collaborer activement avec sa hiérarchie. Dès lors, la direction régionale, la commission du tourisme de l’ADNV et l’association du tourisme d’Orbe n’eurent d’autre choix que de se séparer, fin du mois passé, de M. Orcel.

M. Orcel demeure sous contrat jusqu’à fin février mais fut libéré de ses obligations. L’interim est actuellement assuré par Mme Combe qui, suite à un mandat confié par la commune d’Orbe, travaillait à mi-temps dans les locaux de l’office du tourisme.

Photo Frédéric Richard

Cathy Rochat présente le préavis.

Croy: on a limé dans tous les domaines

Cathy Rochat présente le préavis.

Cathy Rochat présente le préavis.

Luc Delarzes, président du conseil, rendait hommage aux 5 personnes disparues en cours d’année, demandait une minute de silence.

Les budgets casse-tête pour l’exercice 2010

La Commune de Croy  n’est pas la première, ni la dernière, à présenter un budget négatif à ses concitoyens  pour 2010 et cela malgré des coupes drastiques et tenter d’assumer le futur. Le dépassement du budget s’élèvera à Fr. 69 633.–.

L. Delarzes ouvrait la discussion. Madame Cathy Rochat, syndic, apportait quelques précisions sur les projections municipales.
Concernant les rentrées fiscales, calculées selon les données du receveur, c’est une diminution des revenus  qui est prévue, mais la municipalité espère qu’il se trompe un peu, et que suite à la mise en fonction l’EMS, ce mois de novembre, le personnel devrait être soumis à l’impôt sur le territoire de la commune, ce qui apportera des rentrées non indexées. L’achat de deux bennes pour le tri du verre devrait être amorti en un an.

L’entretien des bâtiments communaux sera fait au minimum. En conclusion, C. Rochat relevait que l’élaboration acrobatique de ce budget était en partie due à la conjoncture actuelle: report de nouvelles charges sur les communes (frais de garde de la petite enfance, conventions avec la police, etc.) plus la facture sociale qui prend l’ascenseur, sans palier.

Avec de pareils arguments, il n’était pas raisonnable d’inscrire plus de rentrée d’impôts que les chiffres donnés par le service cantonal. Elle ajoutait: «… il nous faut espérer des jours meilleurs et faire avec ce que l’on a…».

Le rapporteur de la Commission de gestion, Thierry Candaux, demandait à l’assemblée d’accepter le budget tel que présenté par la municipalité. Mis au vote, celui-ci était accepté à l’unanimité.

De nouveaux statuts pour la forêt, puis pour l’école

Le préavis no 3 concernait les forêts et sa gestion, en partenariat avec les communes avoisinantes. La municipalité demandait au Conseil  l’autorisation de participer au Groupement forestier (anciennement triage du Nozon) et d’en accepter les statuts. Cet objet était accepté sans opposition.

Le préavis no 4 concernait l’adhésion de la commune de Croy à l’AscoVaBaNo (Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon) Extrait du préavis municipal: «Un groupe de travail était nommé pour étudier les diverses solutions proposées par la Loi.

Suite à la proposition faite par ce groupe, les 10 municipalités des communes membres de l’Etablissement scolaire ont opté pour la création d’une association intercommunale dans une optique d’efficacité et de fonctionnalité. Dans son rapport, la commission permanente relevait qui si l’assemblée refusait cette adhésion, les enfants du village ne pourraient plus êtres scolarisés dans cet établissement, et qu’il faudrait en chercher un autre…!

Elle demandait à l’assemblée d’adhérer à l’AscoVaBaNo et d’accepter les statuts. Les conseillers suivaient la commission permanente moins une abstention.

Dans les divers

Madame la syndique parlait de l’achèvement de l’EMS de Croy, et du déménagement des pensionnaires depuis l’Infirmerie Contesse, le 9 novembre. Tout c’était bien passé et les résidents sont contents de ce changement. Quelques petits détails sont encore à régler et une journée portes ouvertes était prévue pour le 12 décembre.

Le four banal fonctionnera le dimanche 10 janvier, avec un petit retard sur la journée des rois! Et l’année prochaine, au mois d’août, rendez-vous était pris pour une nouvelle «Fête dans la rue». Le président du conseil levait la séance à 21 h. 30.

Mais les conseillers et la municipalité ont joué les prolongations au four banal, jusqu’à point d’heure…, dans une joyeuse convivialité.

Photo Marlène Rézenne

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Chavornay : les sacs poubelles seront taxés

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Le public est venu en nombre pour débattre de cette taxe au sac.

Le jeudi 10 décembre dernier, à la grande salle du Verneret, la municipalité a convié la population à une soirée d’information sur les sacs taxés.

En effet,  dès le 1er janvier 2010, les ordures ménagères devront être déversées uniquement dans les sacs taxés officiels STRID, pour être déposées dans les containers de la commune. Cela méritait une séance d’informations pratiques et le public est venu nombreux y assister.

A la suite du refus de la taxe au poids sur les poubelles par la population, la commune de Chavornay, comme beaucoup de communes de l’ancien district, s’est parée d’une méthode pour aller dans le sens de la loi en ce qui concerne les ordures ménagères, en adoptant la taxe au sac. Disponibles dans les magasins de la région, comme les grands distributeurs, les stations services et les petits commerces et boulangeries de la commune, les sacs seront vendus au prix de : Fr. 10.– le rouleau de 10 pièces de 17 litres, Fr. 19.50 le rouleau de 10 pièces de 35 litres, Fr. 38.– le rouleau de 10 pièces de 60 litres et Fr. 30.– le rouleau de 5 pièces de 110 litres. A relever que la taxe personnelle sera de Fr. 70.– par adulte et que la taxe sur l’eau est supprimée.

Afin d’expliquer ce que veulent les lois fédérales de 1997 et cantonales de 2007 sur le principe du pollueur payeur, le directeur de la STRID, Jean-Paul Schindelholz, a longuement développé le rôle de la STRID, ainsi que les méthodes pour réduire au minimum les frais engendrés par les poubelles.

Ainsi, on a appris qu’il est possible de réduire les ordures jusqu’à 40 sacs de 35 litres par ans et par personne et même jusqu’à 30 sacs si l’on devient un adepte du recyclage total (en laissant les emballages non recyclables dans les poubelles des magasins, par exemple). A ce rythme, les économies des ménages pourraient être non-négligeables par rapport au coût actuel des taxes.

Le municipal Guy Muller s’est ensuite expliqué sur la diminution des points de collectes des ordures qui passeront de 194 aujourd’hui à 80 voir 90 points de ramassages dès 2010. Il a également décrit le fonctionnement de la déchetterie, qui renforcée par plus de collaborateurs lors des heures d’ouvertures, va également se développer, peut-être sur un autre site.

Il a aussi exposé les recommandations concernant le tri des déchets et il a rassuré le public sur les systèmes mis à disposition des habitants qui se renforceront petit à petit en fonction des besoins (les containers à couches-culottes, les dépôts de déchets verts etc.)
M. Muller a également commenté le système mis en place pour les entreprises et a surtout averti que pour l’instant, les containers personnels pourront toujours être utilisés pour autant qu’ils soient remplis suffisamment.

A la question sur les points d’impôts attribués pour l’élimination des déchets, posée par l’ancien municipal Claude Lebet, la municipalité lui a répondu que ceux-ci seront supprimés à la prochaine législature.

Pour faciliter les habitants à cette nouvelle méthode de tri des déchets, la municipalité a mis en place toute une série d’éco-points (13 pour l’instant) et va progressivement mettre à disposition d’autres possibilités afin qu’aucun «Corbeaux» ne subisse de désagréments.

Pour les renseignements sur les sacs taxés les collaborateurs de la déchetterie sont à votre disposition et d’autres renseignements sont disponibles sur le site www.strid.ch

Photo Pierre Pellaton

Sylvie Troyon

Valeyres : démission à la Municipalité

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon a fait part de sa démission lors du Conseil général du mardi 15 décembre, avec effet au 31 janvier 2010. Municipale depuis huit ans, elle est en charge du dicastère du social, des écoles et des forêts.

Interrogée par L’Omnibus sur les raisons de ce départ, Mme Troyon a déclaré qu’elle ne souhaitait pas polémiquer et elle invoque des motifs d’ordre privé.

Dans la lettre adressée aux conseillers, la municipale tire un bilan positif de son expérience à l’exécutif ; elle souligne qu’elle a beaucoup appris  et a eu énormément de plaisir à travailler au service de la population.