Vallorbe : une aide bienvenue pour la patinoire

Jean Fleurimont, rapporteur

Jean Fleurimont, rapporteur

La patinoire des trois vallons a connu passablement de problèmes ces derniers temps, ainsi le conseil communal a autorisé la Municipalité à verser, en 2009, une aide unique de Fr. 75’000.- Puis à l’avenir de verser une subvention annuelle de Fr. 75’000.-, soit Fr. 25’000.- supplémentaires.

L’équipement de parcelles au lieu-dit «Les Grands Marais» a été avalisé. La dépense sera amortie par la vente de la parcelle N°735. Un élargissement de la route, un trottoir, ainsi que l’éclairage public est prévu. Les travaux se feront après l’hiver.

La Municipalité informe le conseil que les choses bougent pour l’accueil de jour des réfugiés. Hasard?

En effet les CFF ont donné l’autorisation de mettre à l’enquête publique les modules prévus  à l’ancienne gare marchandise qui recevront les locaux de l’Aravoh.

Un concept de nettoyage et de sécurité de la gare est prévu Jean-Philippe Dépraz, président du Musée du Fer a déposé une motion dont le but est d’éloigner les «indésirables» sur l’esplanade de L’Isle.

En effet, cet endroit, prévu pour les piques-niques familliaux et les visiteurs du musée sont «squattés» par les réfugiés du CEP, voire des dealers. Les Vallorbiers ont déserté ce magnifique endroit.

C’est pourquoi, il propose après avoir consulté la Municipalité, d’inclure cette surface dans le périmètre du musée. Qui voudra utiliser ces installations devra passer par la caisse du musée du fer. L’entrée gratuite pour les habitants est prévue, afin de ne pas les pénaliser.

Ce projet a été bien accueilli par le conseil, la motion a été immédiatement prise en considération.

Faudra-t-il barricader tous les sites de loisir ?

En effet cela va donner des idées à la société de la piscine, la patinoire, les bords de l’Orbe. Comme certains conseillers l’ont relevé, ces mesures sont la conséquence du laxisme et de l’impunité qui ont saturé la patience des responsables des sites touristiques et des habitants.  

Photo Jean-Louis Löffel

Pas une affaire d’Etat

Thierry Henry

Thierry Henry

L’actualité de la semaine dernière a encore été marquée par le football. Cela doit certainement vous casser les pieds mais comment ne pas s’arrêter sur ce but qui qualifie les Français pour la Coupe du Monde 2010 et d’autres faits.

L’audience du foot est telle qu’un incident comme la main de Thierry Henry et la victoire de l’Algérie sur Égypte interpellent même les politiques. C’est dire l’aura d’une phase finale de Coupe du Monde.

Même si ce sport est devenu une branche de l’économie, dans certains pays, elle doit être régie par les instances du sport et par personne d’autre.

Certes, on doit déplorer que l’on ne recourt pas aux progrès technologiques pour éviter les injustices. Toutefois, il est nécessaire de maintenir l’esprit qui préside aux destinées du football.

La vidéo peut être une solution mais dans des cas distincts sans quoi le rythme d’une rencontre risque d’être totalement perturbé par des coupures constantes comme c’est le cas dans le hockey sur glace ou les sports venus d’Outre-Atlantique qui vivent d’une autre philosophie.

Les conséquences de la rencontre Égypte-Algérie sont d’un autre ressort. Le fanatisme est tel qu’il provoque des débordements inacceptables.

On se souvient qu’une rencontre entre le Salvador et le Honduras avait débouché sur un conflit armé entre les deux nations, il y a une vingtaine d’années. La passion est une chose mais les instances du football doivent absolument prendre des mesures pour éviter ces incidents.

Et dans ce domaine, la FIFA, présidée par notre compatriote Sepp Blatter, est bien trop laxiste. Si l’on veut que le football demeure ce qu’il est, il faut désormais réagir car il est inadmissible que des supporters s’affrontent à la moindre occasion. Le football ne doit pas être le terrain où l’on règle son mal être.

Les instances du football doivent sévir si elles veulent préserver leur autonomie. Sinon la politique s’en mêlera et l’on s’exposera au pire.

L’école conjuguée au présent et au futur

Laurent Delisle, directeur de l’établissement scolaire primaire.

Laurent Delisle, directeur de l’établissement scolaire primaire.

Le directeur de l’établissement scolaire primaire Baulmes, Chavornay, Orbe a présenté, lors de  l’assemblée général de l’APé, d’une part l’école telle qu’elle se présente actuellement dans notre région et  d’autre part ses possibles développements, suite au projet HarmoS (pour harmonisation scolaire).

Mercredi soir, s’est tenue l’assemblée  générale de l’APé (Association des parents d’élèves) du cercle scolaire, Baulmes, Orbe, Chavornay. Avant la partie statutaire, Laurent Delisle a fait un état des lieux de l’établissement primaire.

Ensuite Jean-Luc Sandoz, responsable du service, a également présenté la PPLS (Psychologue, Psychomotricien et Logopédiste en milieu Scolaire), dont nous parlerons une autre fois.

La situation de notre cercle scolaire est assez complexe, car elle regroupe dix-neuf communes, sur une superficie assez élevée, de Baulmes à Bavois et de Lignerolle à Corcelles-sur-Chavornay. Cet éparpillement donne beaucoup de travail à l’ASIBCO (Association Scolaire Intercommunale Baulmes, Chavornay, Orbe), le casse-tête des transports, du maintien ou pas de classes dans les petites localités par exemple.

Beaucoup de questions  actuellement

HarmoS devrait entrer en vigueur au plus tard en 2014, mais pour le moment c’est un peu le flou car cela soulève un grand nombre d’interrogations, et les réponses devront être mûrement réfléchies et ne seront peut-être pas simple à mettre en place, et ne plairont pas à tout le monde...

Parmi les changements déjà programmés, il y a celui de l’âge d’entrée à l’école : actuellement le CIN (Cycle Initial, autrefois école enfantine) n’est pas obligatoire et les enfants âgés de quatre ans au 30 juin commencent l’école à la rentrée suivante, cependant des dérogations sont possibles, pour avancer ou reculer l’âge d’entrée. Avec la nouvelle loi, l’entrée au CIN sera obligatoire pour tous les enfants ayant eu quatre ans au 31 juillet et cela sans dérogations possibles.

Un autre changement  certain est celui de la durée de la scolarité obligatoire, qui passe de 9 à 11 ans,  en effet le CIN sera compté comme la première et deuxième année d’école, un premier cycle, actuellement, il est considéré comme «moins 2» et «moins 1». Une autre modification de taille sera le passage au primaire du CYT (CYcle de Transition - 5e et 6e année) qui est rattaché au secondaire.

Mais cela demandera une réorganisation, on ne sait pas encore comment cela se passera au niveau des enseignants; l’enseignement devrait être dispensé par des généralistes, mais comment faire avec les autres activités (ACT - activité créatrice textile, la musique, etc...)?

L’allemand devrait aussi être renforcé, mais on ne sait combien de périodes, ni si il y aura suffisamment d’enseignants. L’apprentissage de l’anglais, commencé actuellement en 5e, débutera en 7e année. On connaît les enjeux mais il reste le problème des moyens.

Anne-Catherine Lyon a mis son projet de réforme en consultation la semaine passée. Les propositions qui seront le plus difficiles à faire passer seront sans conteste l’abandon du redoublement et de celui des trois filières (VSB; VSG; VSO). Même si tout le monde est en général d’accord que la situation actuelle avec une stigmatisation très négative de la VSO n’est pas satisfaisante.

Quel établissement ?

Un autre grand point d’interrogation est la forme que cette future organisation va prendre au niveau des établissements; y aura-t-il deux établissements, un primaire qui regrouperait les élèves de la 1re à la 6e année et un secondaire de la 7e à la 9e. Ou alors un seul établissement mixte avec plus qu’une seule direction?

Et beaucoup de variantes sont envisageables, par exemple: deux établissements primaires et un secondaire ou alors deux établissements mixtes ou encore un mixte et un primaire etc...

Dans les intentions d’HarmoS, il y a une intensification des horaires-blocs et les développements des UAPE (Unité d’Accueil pour Ecoliers). Mais là aussi cela demande réflexion: va-t-on raccourcir la pause de midi, ou laisser les enfants qui le peuvent rentrer chez eux, avec les problèmes de transports supplémentaires pour les élèves de villages avoisinant désirant se rendre à la cantine scolaire.

De quoi réfléchir

Bref, le  groupe de travail, dépendant de l’ASIBCO, constitué pour plancher sur ces différentes questions ne va pas chômer pour étudier toutes ces variantes. La consultation du projet de la ministre de l’éducation prendra fin en mars 2010 et les premiers débats et son adoption par le Conseil d’Etat aura lieu dès avril.

Le texte définitif devrait être adopté au plus tard en janvier 2011 et soumis en tant que contre-projet à l’initiative «Ecole 2010: sauver l’école». Le feuilleton scolaire est donc loin d’être terminé...

La situation actuelle en quelques chiffres

2‘218 élèves
pour 200 enseignants
dont 1‘182 au primaire
répartis dans 62 classes.

Un peu plus de nouvelles têtes brunes et blondes avec 207 élèves au CIN 1 Cycle initial,
(première année d’école enfantine)
et 1036 au secondaire
dans 56 classes
répartis dans 24 bâtiments.

Photo Natacha Mahaim

Cartons du Cœur : on recherche président(e)

Il n’est plus besoin de vous dire l’utilité des Cartons du Cœur. Près de cent familles ont recours à cette  institution qui délivre des colis de nourriture pour permettre à chacun de manger correctement.

Une équipe d’une petite dizaine de personnes anime l’antenne d’Orbe qui est présidée par Mme Monique Geromini. Après dix ans d’activité et  après avoir repris un travail, cette dernière souhaite passer la main.

Dans son comité, personne ne désire reprendre la  tâche même si elle n’est pas trop ardue. Les gens en place se concentrent sur la recherche de nourriture et la tenue du  magasin qui est ouvert deux soirs par semaine (mardi et vendredi) pendant une heure (17 h. à 18 h.).

Ils n’ont plus cependant la responsabilité de livrer des cartons à domicile, comme c’était le cas par le passé.  La présidente a le souci du bon fonctionnement de cette petite entreprise qui a la chance de bénéficier de la générosité de plusieurs donateurs et de ne pas connaître de problèmes financiers.

Le groupe se réunit une fois tous les deux mois pour résoudre les problèmes et se verra pour son assemblée générale le 18 janvier 2010.

Ce job conviendrait bien à une personne qui a un peu de temps, à l’esprit forcément généreux et solidaire. Il serait étonnant que l’on ne trouve pas cet être humain, prêt à  soutenir les familles nécessiteuses et si vous avez cet esprit et l’envie d’aider, vous pouvez téléphoner au (024) 441 49 91 (en soirée) pour tout renseignement supplémentaire.

Merci Monique

Elle a connu les débuts de l’antenne urbigène, mise sur pied par Jacky Michaud, qui avait mis son arrière boutique au service des Cartons du Cœur pour lesquels il s’était mis à disposition à Yverdon avant de sentir la nécessité d’ouvrir un magasin à Orbe.

Puis, ce fut un premier déménagement à la rue Sainte-Claire où le dépôt est demeuré ouvert pendant six ans avant de se déplacer dans les anciens bureaux des Moulins Rod où il se trouve actuellement, car il a fallu agrandir en fonction de la précarité grandissante de la population. Monique Geromini a vécu toute cette évolution.

Elle a aimé  les moments de partage avec ses clients qui avaient aussi besoin de converser et partager leurs difficultés. Elle se  souvient aussi de cette maman de jumeaux, qui avait été abandonnée par son mari, et qu’elle avait accompagnée afin que les enfants puissent bénéficier de la nourriture et des soins indispensables.

Si il a fallu régir un peu la  distribution, elle ne manque pas de dire qu’il lui est arrivé de recevoir un téléphone, un samedi soir, d’une personne qui n’avait plus rien à manger et qu’il a fallu dépanner le lendemain.

Mais ce n’était qu’un cas isolé car les gens  dans le besoin ont pris l’habitude de venir se ravitailler au local. Pour tout ce dévouement, la communauté de l’ancien  district d’Orbe (Bavois et Chavornay exceptés) peut lui dire chaleureusement merci !

Pro Urba : nouveau président

Raphaël Berthoud succède à Annette Combe à la présidence.

Raphaël Berthoud succède à Annette Combe à la présidence.

Orbe – Fondation Pro Urba : Nouveau président

Une assemblée a réuni les membres de la Fondation au musée lundi 16 novembre. La présidente, Annette Combe, a présenté les activités qui se sont déroulées cette année au musée et aux mosaïques et Sylvie Mayor, celles de l’Association des Amis de Pro Urba.

La Fondation

Deux gros travaux ont été réalisés : le premier, avec l’aide financière du canton et de la commune, il s’agit de la mise en place d’un pavillon d’accueil aux mosaïques.

Cet espace, bien que pas encore terminé, a déjà été mis en service pour l’accueil d’une partie des quelque 2900 visiteurs de cette année. Ce pavillon d’accueil sera inauguré le 17 avril 2010 avec une fête à ne pas rater.

La présidente remercie les partenaires ainsi que l’ADNV qui va offrir à la Fondation des affiches et des flayers avec l’image de la mosaïque du dieu du soleil avec son quadrige.

Le deuxième ouvrage important a été le changement du fond du caveau au sous-sol du musée. Un sol en pierre, pratique et aisé à nettoyer, a été posé ces derniers temps.

Les amis de Pro Urba

Ils ont organisé, avec la bibliothèque, Orbalade, participé au Marché des Saveurs et Senteurs, préparé la Foire de Noël et ont mis sur pied un match aux cartes et une conférence.

Pour l’année prochaine, le programme n’est pas encore définitif, mais sera aussi riche si ce n’est plus.

La présidence

Après l’acceptation du budget 2010, présenté par Luc Pasquier et accepté par l’assemblée, Annette Combe a donné sa démission de son poste de présidente et du comité, restant toutefois au Conseil de Fondation.

Après 13 ans de présidence, elle se retire, pleinement satisfaite de cette belle, mais lourde expérience ; elle remercie les comités, la commune et le canton pour leur aide.

Elle présente la candidature de Raphaël Berthoud. qui est acceptée avec les applaudissements de l’assemblée. Celui-ci est déjà responsable des gardiens aux mosaïques. Il remercie le reste du comité qui est réélu et souhaite poursuivre la présidence dans la même continuité.

Du pain sur la planche

Du travail il y aura en 2010. Après l’inauguration du pavillon, le comité va mettre tout en œuvre pour trouver des solutions afin de mieux définir les buts de la Fondation qui doit garder et faire connaître au mieux les «trésors» qui lui ont été confiés.

Un grand espoir est présent en chaque membre du Conseil de Fondation, celui de voir revenir dans la commune tous les chefs-d’œuvre qui ont été découverts sur le site de la villa romaine et qui dorment dans des caves hors de vue.

La présidente sortante a été remerciée pour son excellent travail par une belle gravure des mosaïques et toute l’assemblée s’est retrouvée au caveau pour y admirer le nouveau sol et échanger quelques propos autour d’une verrée.

Photo Marianne Kurth

Orbe devant, Champvent suit

Saison de rêve pour les poulains de Bekim Uka.

Saison de rêve pour les poulains de Bekim Uka.

Au terme du premier tour de championnat, les Urbigènes terminent à la première place, à égalité avec La Sarraz. Orbe  est allé gagner 4-0 à Vevey contre Atlantic. Le score était toujours vierge à la mi-temps avant que Da Mota, Gétaz,  Pereira et Ameti trouvent le chemin des filets.

«Notre premier tour a été presque parfait, nous dit l’entraîneur Jean-Philippe Karlen, avec huit victoires et deux nuls. En août, j’aurais volontiers signé pour une situation pareille à la fin de cet exercice ce d’autant plus que nous avons été privés de plusieurs titulaires, en cours de route.

Je relève que mon équipe a de belles ressources morales car, à huit reprises, nous avons été menés 1-0 et six fois nous avons renversé la vapeur. En principe, mon contingent restera identique quand bien même Hasanovic et Bozic iront à l’école de recrues. J’espère cependant que nous ferons un meilleur deuxième tour que les saisons dernières».

Bilan favorable

Champvent aussi a terminé sur les chapeaux de roue, en allant gagner 5-0 à Payerne. La formation de Jean-Daniel Tharin a pu marquer juste avant la mi-temps et peu après grâce à son buteur patenté Bencivenga qui a scoré à 21 reprises lors des huit dernières parties! Les Chavannais sont cinquièmes du classement à quatre points des leaders et leur entraîneur se pose une petite question.

«Avons-nous eu un coup de fatigue après une préparation estivale, pourtant pas aussi intense que cela? En tous les cas, notre début de saison a été péjorant (2 points en 4 parties). Je suis très content de la suite car nous avons un buteur exceptionnel qui nous dénoue bien des situations.

Je ne regrette que le match nul concédé à La Sallaz et nous aborderons le deuxième tour avec un groupe qui sera le même. Tout au plus, compenserons-nous un éventuel départ». Baulmes II, lui, s’est octroyé trois points supplémentaires en prenant la mesure de Thierrens par 6-4 et peut envisager échapper à la relégation s’il se montre aussi performant au printemps.

Les A en inter

Si Valbal s’est mis un peu à l’abri en gagnant à Valmont (3e ligue), Croy a pris la tête de son groupe de 4ème ligue en allant s’imposer à La Vallée. Bonne nouvelle chez les juniors du MJOR dans la mesure où les A ont obtenu leur promotion en interrégional. Les garçons de Bekim Uka en effet ont remporté leur partie à Prilly (0-5).

Inutile de dire que l’entraîneur de ces jeunes est satisfait même s’il sait qu’il faudra beaucoup travailler cet hiver pour être prêt à affronter une compétition plus relevée. Même s’il songe à renforcer le contingent, il compte surtout améliorer la condition physique de ses gars.

Tout comme la technique puisque la salle est l’endroit idéal pour ce type d’exercices, sans oublier l’approche du dribble. Le MJOR compte désormais deux équipes (A et B) dans les championnats intercantonaux qui permettent de progresser au contact d’adversaires plus huppés.

Photo Pierre Mercier

Rafistoler Mühleberg : NON

Policiers

Le citoyen vaudois est actuellement le seul en Suisse à donner son avis sur tout projet nucléaire. Profitons-en donc pour donner un préavis fort à nos hautes autorités.

Le vote des Vaudois sera très important, raison d’aller dire non à la prolongation, sans limitation dans le temps, de l’exploitation de cette centrale défaillante et dangereuse.

Le nucléaire, c’est dépassé et très dangereux

Ce type de production d’énergie n’est pas propre. Son bilan global, sur toute la filière, depuis l’extraction du minerai  jusqu’au démantèlement des centrales et le stockage des déchets est une catastrophe énergétique, économique et écologique. Seul le point de vue économique à court terme intéresse ce lobby. En tenant compte de tous ces facteurs, le prix du kWh est l’un des plus chers, mais en grande partie reporté sur nos descendants. Merci.

Catastrophe écologique

Sur les sites d’extraction du minerai à l’étranger, sur les sites d’enrichissement qui sont aussi à l’étranger, sur les lieux d’exploitation où les rejets (pertes d’énergie thermique) représentent le double de la production électrique,  ces rejets sont toujours légèrement radioactifs, mais dans les normes fixées par les mêmes lobbies. Cette radioactivité se retrouve malheureusement dans la chaîne alimentaire.

Stockage des déchets radioactifs sur des milliers d’années, merci aux générations futures de s’en charger ! Bel héritage pour nos enfants et petits-enfants.
Démantèlement problématique, autre cadeau pour les générations à venir.

Ça pollue l’air, l’eau et le sol. Risques accrus de cancers. A la catastrophe écologique s’ajoutera une super crise financière!

Nucléaire =Etat policier

Les dangers et les risques sont tels, que ces centrales deviennent la cible de terroristes ou autres saboteurs. Leur exploitation correspond à un état permanent de guerre. Tout cela aura un coût supplémentaire. Alors stop aux mensonges, stop au nucléaire.

Arrêter Mühleberg en 2012, c’est clair

C’est bien connu et reconnu, cette vieille centrale est usée et fissurée. Deux centrales identiques dans le monde ont été démantelées. Fissures = DANGER. Cette centrale produit au mieux 5% de notre électricité.

Comment s’en passer en créant de nombreux emplois ?

D’abord par les économies d’énergie puis dans les énergies renouvelables. A court terme, les centrales à gaz naturel sont intéressantes, car décentralisées et ont des rendements de plus du double d’une centrale nucléaire. A eux seuls, les excréments des bovins du pays pourraient remplacer Mühleberg par la production décentralisée de biogaz ! Oh les vaches !

La commission de l’énergie du Conseil National est parvenue à trouver une majorité pour doubler le soutien au courant d’origine renouvelable. Aujourd’hui, le dispositif fédéral couvre une future production renouvelable de 4,5 TWh (ce qui représente plus que Mühlberg, à 3 TWh). Le doublement du soutien permettra de débloquer les files d’attente qui paralysent les projets d’investissement dans l’électricité renouvelable.

A terme, on atteindra le triple de la production de Mühleberg. Au passage, on peut observer que de nombreux emplois en dépendent.

Conclusion : Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain. Alors votez NON à Mühleberg.

Texte et photos : Ernest Badertscher - Vice-président de l’ADER

Rances : modération de trafic plébiscitée

Un Conseil général souriant

Un Conseil général souriant

Réuni mardi 10 novembre dernier à l’annexe de la grande salle, sous la présidence de Jacques Randin, le Conseil général de Rances après avoir assermenté deux nouveaux membres, Nicole et Fabrice Rouiller, se focalise sur le point principal de l’ordre du jour : la sécurité routière dans le village.

Comme entrée en matière, J.-B. Pfander,  rapporteur de la commission d’étude, a donné lecture d’un préavis favorable, et Alvaro Gonçalves a projeté une présentation très explicite des zones concernées.

L’essai de modération du trafic et de priorité de droite concernant la route cantonale traversant le village, en pratique depuis début mai 2009, doit être régularisé avant l’hiver. La restitution des éléments provisoires ( trafic-blocs), au service des routes pour la fin de l’année, amène le Conseil général à une prise de décision formelle.

La commission témoigne, par quelques exemples que les contrôles de vitesse effectués pendant l’essai démontrent l’effet positif des modérateurs mis en place.

A la hauteur de l’épicerie «Chez Renard», le 6 % des véhicules qui dépassaient alors le 50 km./h  a passé à 1%. Effet identique à la hauteur du garage «Les Damiers» pour les véhicules qui dépassaient le 70 km./h.

Afin de rester dans les limites du budget, la formule préconisée en alternative aux «trafic-blocs» engage à la pose de bacs à fleurs, de rondins de bois, marquages au sol en deux composants, aménagement d’un tronçon de trottoir sur la route de Mathod, et une signalisation verticale qui annonce les croisées.

Lignes jaunes et miroir aux alouettes !

Dans les prises de position et propositions, la création d’un passage pour piétons à la jonction route de Mathod route cantonale,  et un autre à la hauteur du café, ainsi que le maintien des miroirs existants, n’ont pas trouvé assentiment.

Vincent Yanef, représentant cantonal, explique le paradoxe sécuritaire que représentent ces attributs en regard d’une nouvelle philosophie de la sécurité routière.

Passages pour piétons et miroirs diminuent une réelle attention, particulièrement celle des enfants.

A ce titre, le canton est spécifiquement contre le maintien des miroirs, incompatibles avec une priorité de  droite, position que rejoignent commission et Municipalité.

La mise en œuvre d’un aménagement définitif n’est pas réalisable dans l’immédiat, à ce titre, certains seront provisoires et d’autres pourront s’avérer définitifs selon la situation.

Toutefois, les critiques et remarques n’ont pas empêché le préavis municipal qui demandait un droit d’emprunt de 40’000 francs pour effectuer ces aménagements sécuritaires, d’être accepté largement par 38 bulletins pour, 6 contre et un blanc.

En conclusion, Georges Jaquier syndic, rappelle à l’assemblée, que la réalisation globale de modération du trafic s’effectuera par étapes et en fonction des finances communales.

Photo Alain Michaud

Orbe : accordéons en fête

Les seniors jouent «Gladiator».

Les seniors jouent «Gladiator».

Samedi dernier, la mise en place pour le souper – concert des «Ondins», occupait l’essentiel de la salle de spectacle du casino. Les tablées rassasiées, dans l’attente du dessert et du café, étaient impatientes de vivre le concert et spectacle programmés en suivi de soirée.

Entrée en scène tambour battant, l’effectif complet des accordéonistes prend d’assaut l’estrade. Une fois installés, élèves, anciens et seniors d’engager le concert sur les notes de la «Polka des Barbus».

Avant d’entrer franchement dans le vif du concert, le président des Ondins, Bernard Rebeaud, exprime ses remerciements à l’ensemble des membres, au comité ainsi qu’à la directrice Claudine Haeni pour son remarquable travail.

Il félicite chaleureusement les jeunes élèves qui ont obtenu une distinction à la Médaille Romande, du bronze pour Néomie, de l’argent pour Céline et Nadia, coupe et or pour Bénédict. Dans l’élan, le président de la Fédération vaudoise des accordéonistes, Eric Mercanton, félicite la société pour son intense activité et à son tour, félicite avec la remise d’un diplôme, Alain Develey pour 20 ans de sociétariat ainsi que Corinne Martin pour 25 ans.

Après les paroles, la musique, sous la direction experte et gestuelle de Claudine Haeni, l’ensemble  a proposé un programme hautement divertissant.

A relever, la verve, de Béatrice Rebeaud dans l’annonce et la présentation des partitions, entre autres, «Let’s twist again», premier bis de la soirée, et un entraînant «High Spirit», qui permet de découvrir la performance du batteur Claude Meylan, qui a apporté du rythme et un certain «relief» tout au long du concert.

La partition de «Swiss Lady» imprime un tempo revigorant propre à ravir les spectateurs, qui ont du reste bissé avec conviction cette prestation. En fin de concert, l’interprétation  de «Boogie-Woogie-Fever» a déclenché un tonnerre d’applaudissements.
La prestation des Ondins s’est terminée dans le rire avec une pièce de théâtre pleine d’humour, «Nanard, le roi du pinard», une comédie farce de Larose.

Interprétation haute en couleur, des acteurs fondus dans leur personnage, une remarquable maîtrise pour ces amateurs membres de la société, jeux de mots et mimiques ont enchanté le parterre.

Un répertoire musical  et une pièce de théâtre ont séduit des spectateurs avertis. En trois mots une soirée très réussie.

Photo Alain Michaud

Romainmôtier : les Vêpres de la Vierge

L’ Ensemble Vocal de Saint-Maurice et l’Ensemble Baroque du Léman.

L’ Ensemble Vocal de Saint-Maurice et l’Ensemble Baroque du Léman.

Interprétation grandiose de l’œuvre de Claudio Monteverdi.

Une œuvre libre d’interprétation
Pascal Crittin, qui dirige l’Ensemble Vocal de Saint-Maurice depuis 1996, prolonge l’héritage culturel et religieux du chanoine Marius Pasquier (fondateur de l’Ensemble en 1963) maître de chapelle de l’Abbaye de St-Maurice.

Extrait du programme, voici une description de l’œuvre de Monteverdi, présentée dans l’abbatiale de Romainmôtier par P. Crittin: «On a de bonnes raisons de saluer l’importance historique et esthétique des Vêpres de Monteverdi: elles sont un jalon incontournable, une œuvre référentielle, un mélange inégalé de style musical sacré et profane.

Et pour l’interprète moderne, une sorte de «face Nord» qu’il est imprudent d’aborder, sans une minutieuse préparation».

L’intention du directeur a été d’opter pour une version vénitienne de l’oeuvre, Monteverdi l’ayant jouée une fois à Saint-Marc, où il fut maître de chapelle. Le diapason choisi était proche de celui de Venise, c’est-à-dire un demi-ton plus haut.

Vespro della beata Vergine (1610)

Le choix du directeur fut d’interpréter l’œuvre dans sa version complète, incluant les deux Magnificat celui à 6 voix (le cantique d’action de grâce de Marie) et celui à 7 voix et instruments, version plus élaborée prévue pour les «Vêpres solennelles» (c’est-à-dire l’office de la veille au soir). Une prestation exceptionnelle de près de deux heures.

Pascal Crittin a su utiliser la résonance particulière de l’abbatiale pour ce concert. Et de proposer une version fastueuse et colorée, riche en effectif et en sonorité, dans l’esprit de celle de Monteverdi à la Basilique Sint-Marc.

Originalité dans l’utilisation et les déplacements dans l’espace de l’abbaye, avec les chœurs ou les solistes qui se répondaient, comparables à un écho, accompagnés par l’Ensemble Baroque du Léman, orchestre composé d’instruments de facture ancienne, cette interprétation convenait particulièrement bien à l’acoustique de l’abbaye.

Par instants, l’élévation précise des voix du chœur des hommes sous les voûtes de l’église, avec une intonation et une force modulée, «ouvrait une image sonore» sur l’équivalent des rituels religieux des moines de Cluny dans ces lieux. Grandiose.

Une très, très belle interprétation, par la qualité des chœurs et des solistes, magnifiques, accompagnés par d’excellents musiciens. Un concert remarquable de la saison d’automne,  avis partagé par l’ovation exprimée par un public conquis.

Photo Marlène Rézenne

Champions du monde

La presse en a largement fait écho, les footballeurs suisses de moins de 17 ans ont réalisé un grand exploit en  remportant le championnat du monde de leur catégorie d’âge.

Jamais jusqu’ici, l’Association Suisse n’avait fêté un titre planétaire. Ce titre viendra s’inscrire en lettres majuscules dans le livre d’or de l’ASF, à côté de la finale olympique de 1924 à Paris et du championnat d’Europe, enlevé par une autre formation des moins de 17 ans, en 2002 au  Danemark.

Cette réussite n’est pas seulement sportive. C’est aussi le fruit de l’intégration. Cette équipe était notamment formée de jeunes de l’ex-Yougoslavie, du Portugal, de l’Italie, d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Des garçons qui ont amené leurs qualités diverses qui ont permis à leur entraîneur, Dany Ryser, de composer un ensemble homogène. Durant ces jours, les frontières et les a-priori ont disparu d’un coup.

Sportif ou non, chacun s’est enthousiasmé pour cette équipe qui a éliminé tour à tour le Brésil, l’Allemagne, l’Italie, la Colombie et le Nigeria, le tenant du titre, battu chez lui en finale.

Vous étiez nombreux devant votre petit écran pour vivre ce moment extraordinaire. Car sur le terrain, ils étaient tous unis pour faire triompher LA SUISSE.

N’était-ce pas magnifique ?

Premier : label «Parc naturel régional»

M.-L. Poget et F. Bandieri

M.-L. Poget et F. Bandieri

Premier, ultime commune à la frontière du Parc Jurassien Vaudois.

Une séance d’information bienvenue et bien reçue

Marie-Louise Poget, municipale et initiatrice de cette présentation aux habitants de Premier, a permis de comprendre ce que pouvait signifier pour eux, de participer à cette démarche.

F. Bandieri, présidente du Parc jurassien Vaudois depuis quatre ans, était là pour informer et répondre aux diverses questions des citoyens qui seront bientôt appelés à se prononcer sur cet objet.

Un diaporama brossait un portrait de la faune et de la flore riche et variée, présente sur tout l’arc jurassien Vaudois, puis une présentation de l’économie pastorale, sylvicole et artisanale, de la conservation du patrimoine bâti, du tourisme, des fêtes régionales et des produits du terroir.

Le périmètre du Parc couvre aujourd’hui 532 km2 et regroupe 31 communes qui ont choisi de participer à cette démarche de création (2009-2010) puis, de passer à la phase de gestion (dès 2011) pour une durée de dix ans.

Le document constitutif, qui sera soumis en votation, d’un Parc régional est une Charte, approuvée pour 10 ans par les législatifs des communes. Il s’agit d’une forme d’engagement réciproque entre Commune, Canton et Confédération, autour d’objectifs et d’un programme d’actions communs.

Cadre officiel

Les Parcs sont un outil développé par l’Office fédéral de l’Environnement dans le cadre de la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage et de l’Ordonnance sur les Parcs.

L’outil Parc ne remplace ni les instruments de politique régionale (SECO) mis en œuvre par le Canton et les régions, ni les outils de politique agricole (OFAG) et forestière, mais se veut complémentaire.

On rappelle que cette association n’a aucun pouvoir législatif, donc pas de contrainte financière ou autre sur les communes (ou propriétaires), et qu’un Parc naturel régional est avant tout une opportunité offerte à la région pour travailler ensemble à des objectifs communs et que la décision des communes sera toujours déterminante.

La reconnaissance du label Parc permettra d’obtenir les financements tant fédéraux que cantonaux.

Conserver, entretenir et valoriser

Quelques objectifs du Parc: offrir une meilleure connaissance de la faune et flore dans la nature en développant un tourisme respectueux; soutenir le monde agricole et l’économie régionale axée sur le développement durable. L’entretien des chalets, avec le soutien financier du Fonds suisse pour le paysage. (FSP)

La restauration des murs en pierre sèches ( 60 km), soutenue  par le Canton et la Confédération à hauteur de 55% des frais. L’approvisionnement en eau, pour les hommes et le bétail, par la mise en valeur, et parfois la rénovation, des sources existantes. La coordination et la concrétisation des projets (ou objectifs) est réalisée par la direction du Parc, qui est aussi un maître d’œuvre au niveau des demandes de subventions et dans les démarches administratives.

Un soutien promotionnel à la commercialisation des produits du terroir au travers de l’association Les Saveurs du Jura vaudois et à l’économie de la région (commerce local, création d’emploi dans le tourisme et les services).

Les aides importantes du FSP ont permis de mettre en œuvre les premiers inventaires indispensables du patrimoine bâti (chalets d’alpage) dès 1995, et des travaux d’urgence furent entrepris.

Encourager l’éducation à l’environnement

Des campagnes «éducatives» dans les écoles sont déjà mises en place. Un projet-pilote et un concept de circulation des véhicules motorisés pour diminuer les impacts sur la faune, concernant l’application prochaine de la loi forestière, ont été imaginés et seront proposés aux communes.

Une autre préoccupation relevée par Mme Bandieri serait de «maîtriser» le tourisme pédestre et vététiste, en forêt et sur les alpages, qui sont liés à des débordements.

Informer et attirer l’attention d’un public, toujours plus nombreux sur les crêtes du Jura, afin qu’il ait de la retenue pour les habitats et milieux sensibles traversés en balades; que cela ne leur appartient pas, ce sont des biens privés. Les touristes ont des droits, certes, mais aussi des devoirs.

Cohabitation difficile avec les animaux de rente, vaches allaitantes ou vaches laitières avec le taureau sur les alpages, et ceux qui bouffent du bitume toute l’année et se croient libres de toutes contraintes dans la nature. Refermer les «clédars» (portails métalliques) après leur passage.

Le Vallon du Nozon concerné

Les villages de Juriens, La Praz, Premier, Romainmôtier et Vaulion soumettront à leurs concitoyens lors des prochaines votations, la demande d’adhésion pour le Parc naturel régional. Un projet qui rassemblera les énergies de toute une région et au niveau cantonal
A la question d’un participant sur la surface du futur Parc, pourquoi ne pas poursuivre sur tout le Jura ?

Mme Bandieri argumentait  «Il faut bien s’arrêter une fois, et surtout se donner les moyens de maîtriser  un territoire défini. Et puis d’autres demandes de Parc, concernant le Chasseral, et aussi dans le périmètre jurassien du canton de Bâle, ont été déposées. Du côté français, il existe le Parc naturel régional du Haut-Jura».