Vallorbe : lendemain de coup de balai

Le CEP de Vallorbe

Le CEP de Vallorbe

Hériter d’un CEP (Centre d’Enregistrement et de Procédure) de la Confédération, le seul du genre en Suisse romande, n’est pas forcément un cadeau. La population de Vallorbe ainsi que ses autorités le savent bien. Le monde de l’asile et du requérant n’est jamais tout blanc ou tout noir.

Certains ont de vrais motifs de demander l’asile politique dans ce pays. D’autres tentent par ce biais de construire une vie et clairement de bénéficier d’infrastructures et d’aides qu’ils ne trouvent pas ailleurs, en particulier dans leur pays d’origine. Récemment, on a pu lire dans ces colonnes et ailleurs que la Municipalité de Vallorbe et le CEP avaient mis sur pied une journée « Coup de balai » au cours de laquelle une dizaine d’occupants du centre, toutes et tous volontaires, ont pris la peine de nettoyer quelques zones piétonnes et quelques sous-bois dans la Cité du Fer.

Il n’en fallait pas plus pour que la polémique enfle, pour que les vieux démons montrent à nouveau le bout de leur nez. Entre autres manifestations de ce mécontentement quelques lettres de lecteurs publiées dans le Journal de Vallorbe qui font tout simplement froid dans le dos.

Une lectrice avoue entre autres «avoir eu une nuit une petite pensée pour M. Blocher» lorsqu’elle a voulu sans succès aller griller viandes et saucisses sur la presqu’île du Musée du Fer avec des invités, «c’était noire (sic) de monde ou blanc de noires». Elle confessera plus loin «ne pas être raciste», mais exiger  «le respect pour tout le monde ».

Dans la foulée, un autre habitant contribuable en rajoute en disant que «cette armée sabote tous les efforts que l’OT entreprend pour le tourisme» et s’adressant aux municipaux leur dit entre autres «chère Sylviane et Hervé, […] stoppez votre politique de faux-cul, […] il faut agir, rien ne sert de camoufler.  La gare est faite pour les voyageurs et l’île est à réserver  aux habitants et aux touristes».
Agir plutôt que de réagir

La rumeur veut que d’autres courriers et prises de position de ce type soient en gestation, voire même déjà adressés à qui de droit. Mais de tels éclats ont-ils un sens? Leurs auteurs se veulent les tenants d’un courant très majoritaire qui ne s’exprimerait pas assez.  Mais de quel courant donc? Même si tout n’est pas rose aux alentours du CEP et dans la cité, la Municipalité de Vallorbe se doit d’être pragmatique et de faire avec.

La décision d’implantation n’était pas négociable. Le droit d’asile ne cesse d’être durci année après année dans ce pays, respectant une volonté populaire majoritaire. Ce n’est pas pour autant qu’il faut abandonner toute ouverture et toute tolérance à l’autre, à sa culture et même parfois à son manque d’adaptation à la culture locale. Et tant que le fossé entre pays riches et pays pauvres se creusera toujours plus profondément dans le monde, le phénomène des exodes s’amplifiera, ceci de façon inéluctable.
La position de la Municipalité

Lors de la séance du Conseil communal du lundi 26 octobre, Sylviane Tharin, municipale de la police est revenue  sur ce sujet et notamment sur sa médiatisation dans une communication au Conseil.

Elle a tenu à rappeler «qu’avec ses petits moyens, l’exécutif vallorbier – et pas seulement certains de ses membres - faisait de son mieux face aux conséquences d’une situation sur laquelle il n’a que fort peu de prise». «On doit faire avec du mieux qu’on peut» a-t-elle ajouté, et en aucune manière, il ne s’est agi d’une opération de communication gratuite.

De son côté, le syndic  Stéphane Costantini a évoqué dans ce contexte la nécessaire cohésion d’un exécutif placé devant une situation difficile et connue de tous.

Photo Olivier Gfeller

Romainmôtier : point de vue fiscal

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

Limite de crédit augmentée

Marc Benoît déclarait ouvert le Conseil général à 20 h. 10. Après la lecture et l’approbation du rapport du procès-verbal du 2 juillet 2009, on passait au point 4 de l’ordre du jour: l’augmentation de la limite de crédit du compte courant. Le syndic, Fabrice de Icco, présentait les arguments en faveur de cette demande, la commune ne pouvant plus honorer une grande partie de ses paiements courants.

Les factures imprévues, dues  d’une part aux intempéries du 31 décembre 2008 (près de Fr. 100 000.–) payées intégralement par la Commune, en attendant la part subventionnée qui serait versée fin 2009. D’autre part les factures cantonales dont un supplément pour la facture sociale de Fr. 60 000.–  plus un supplément non budgété de plus de Fr 12 000.–, tout cela à payer dans les trente jours !

Le rapport de la commission des finances soutenait la demande de la Municipalité. L’objet était accepté par la majorité du Conseil.

Taux d’imposition

Après la lecture du préavis municipal, puis celle du rapport de la commission des finances, le débat était ouvert. La demande d’une augmentation de 5 points du taux d’imposition, permettrait de couvrir une partie des nouvelles charges reportées sur les communes et de bénéficier des retours de la péréquation cantonale.

Cela concerne surtout les mesures socio-éducatives acceptées par le peuple: la loi sur l’Accueil de jour des enfants, l’accueil parascolaire, le financement des écoles de musique et l’alourdissement de la facture sociale, incontrôlable, par les communes.

Une question était posée par un membre du conseil: «Si toutes les communes tiennent le même raisonnement et augmentent leur taux d’imposition de 5 points, comment pouvez-vous penser que la nouvelle péréquation nous serait favorable?»

Le syndic répondait «C’est une projection établie par l’Etat de Vaud susceptible de varier en fonction de la situation économique».  Le nouveau modèle de péréquation, s’il est accepté, entrera en vigueur en 2011. L’UCV (Union des communes vaudoises) a mis une liste sur son site internet en prenant pour référence les chiffres de l’exercice 2008.

Les effets restent obscurs (réf. article de Daniel Audédat, 24H du 16 octobre).

La hausse d’imposition à 80 points était acceptée par 12 oui, 8 non et 2 abstentions.

La parole n’étant plus demandée, Marc Benoît levait la séance à 21 h. 20.

Photo Marlène Rézenne

Ballaigues : on y construit même des orgues

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

C’est au foyer de l’entreprise Dentsply Maillefer à Ballaigues qu’une trentaine d’invités avaient pris place vendredi passé à l’occasion de la présentation publique d’un orgue de Barbarie entièrement né en 2009 et cousu main entre la Suisse centrale, là où Guillaume Tell terrassa autrefois son adversaire Gessler et les terres actives du Jura Nord-Vaudois.

L’instrument est issu de la collaboration harmonieuse du maître en la matière Théo Heiniger, de Küssnacht am Rigi, l’un des seuls facteurs d’orgue de barbarie en Suisse, et de deux apprentis de la région, Arnaud Collomb, de Bretonnières, apprenti mécanicien chez Dentsply Maillefer et Quentin Maillefer, le régional de l’étape,  apprenti menuisier chez  Jean-Luc Leresche à Ballaigues.

Il y a déjà longtemps qu’a germé dans l’esprit de Théo Heiniger l’idée de faire partager son savoir à de jeunes artisans, et c’est ainsi un peu par le jeu du hasard que cet objet a vu le jour dans ces circonstances.

Le partage des tâches

Ainsi que le rappelait Charles Pillevuit lors de la courte partie officielle, lui qui se présente comme un vieux joueur d’orgue de Barbarie, «il est d’usage dans les métiers de l’art de réaliser ce qu’on appelle un chef-d’œuvre, pour couronner la période d’études par une création utile et belle, si possible».

Et dans le cas de l’orgue de Barbarie en question, il ne fait guère de doute qu’il s’agit bel et bien d’un chef-d’œuvre. La haute direction des travaux,  la conception générale et la coordination ont été prises en charge par Théo Heiniger, qui s’est lui-même chargé de la partie musicale proprement dite de l’instrument (tuyaux et ensemble des éléments de l’orchestrion, l’âme musicale de l’instrument), pendant que Quentin Maillefer soignait tout particulièrement la menuiserie, et singulièrement la partie visible de qui donne son visage à l’instrument.

Simultanément, Arnaud Collomb s’attelait à la mécanique interne, celle qui permet notamment aux deux soufflets en peau de …lapin actionnés par la traditionnelle manivelle de diriger un souffle contrôlé dans la tuyauterie musicale et de faire avancer les partitions musicales trouées.

Un inventeur de génie

A part la fabrication proprement dite  des orgues, Théo Heiniger transcrit lui-même la musique sur les rouleaux de papier troués qui, lorsqu’ils passent sur un axe de contrôle, permettent à l’air de passer ou non par un trou pour actionner le mécanisme musical.

Et si ces transcriptions se faisaient il n’y a pas très longtemps encore à travers le détournement d’une ancienne machine à écrire mécanique d’avant la deuxième guerre mondiale, le maître facteur d’orgues a lui-même inventé un dispositif électromécanique moderne qui permet actuellement de transcrire presque automatiquement n’importe quelle partition musicale sur un rouleau à trous destiné à l’instrument en question.

Une réussite collective

L’instrument présenté à Ballaigues est en bois clair, et il a pour la première fois permis officiellement aux sons de s’échapper de ses tuyaux, puisque tour à tour chacun des trois constructeurs a interprété un morceau classique retranscrit pour l’occasion sur rouleaux.

L’aboutissement d’une aventure collective de plus d’une année conduite dans les temps sous le dénominateur commun de la précision absolue et de la maîtrise nécessaire des différentes  techniques requises pour ce genre de constructions. Une belle aventure intergénérationnelle aussi.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Photos Olivier Gfeller

Romainmôtier : 2009, la douzième déjà !

Du monde...il y en avait!

Du monde...il y en avait!

Foire d’automne & Bourse aux Sonnailles

La fête fut d’une grande qualité, la fréquentation abondante, et la majorité des exposants, au nombre de nonante pour cette édition, étaient heureux du résultat des ventes ou des contacts établis. Pour les organisateurs, O. Grandjean, J. Paradela, N. Corbaz, P. Rochat, A. Grandjean, Chr. Germann et L’Echo du Nozon, J. Cuvit, sans oublier les bénévoles, tout s’est bien passé, aucun incident ne s’est invité durant la foire. Et la fréquentation est en hausse.

Les collectionneurs de cloches et sonnailles se sont retrouvés avec bonheur, au milieu de cette forêt colorée qui entoure la maison de Champbaillard, et qui faisait dire à Olivier Grandjean, que pour rien au monde il ne changerait de lieu pour organiser cette foire d’Automne.

La cloche des moissons

Une nouveauté: la première cloche colorisée, avec des motifs originaux : des épis de blé, de seigle, d’orge et d’avoine, le faucheur, le bouquet de la fin des récoltes et les hirondelles. Une série met en valeur le travail des sculpteurs et fondeur, par un émaillage du bouquet de fleurs réalisé par Pierre-André Tschanz.

Le résultat est d’une finesse incroyable. (à voir sur : swissisland.ch/Moisson)

Olivier n’étant jamais à court d’idées, donnait la parole aux paysans BIO de la région. Ainsi, Cédric Cheseaux de Juriens et Etienne Clerc de Mont-la-Ville invitèrent le public, soucieux du futur, à faire l’expérience d’ensemencer un champs de blé à la main et de découvrir les motivations de ces jeunes paysans attachés à la terre.

Une manifestation appréciée par les politiques

Près du bar de la Jeunesse, samedi dès 11 heures, le président de la foire avait invité nombre de personnes politiques du district du Jura Nord Vaudois pour l’apéro, et ils avaient répondu présent.

Des députés vaudois, le président du Grand Conseil, syndics, les représentants du tourisme régional et amis ont devisé autour d’un bon verre de vin. On n’est pas vaudois pour rien !

Une fête populaire au vrai sens du mot, avec des échanges, des dégustations, des découvertes, de l’artisanat, des collectionneurs de cloches fidèles au rendez-vous, les balades avec les ânes des Oches (La Praz), tous, petits et grands ont trouvé du bonheur lors de leur venue sur cette place qui domine le bourg médiéval de Romainmôtier.

Photo Marlène Rézenne

Orbe : candidate urbigène

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Véronique Uldry

Concours Weight Watchers

Elle ne veut pas entendre parler de «Miss» Weight Watchers mais bien d’un concours qui désignera la meilleure adhérente de l’année à ce programme qui encourage les gens à perdre du poids. Véronique Uldry a toujours été bien en chair et elle assumait ce statut jusqu’au jour où une réflexion, par une vendeuse d’un commerce local, à propos de sa fille aînée, l’a convaincue d’agir.

« Personne ne me reprochait mon physique mais comme mes filles avaient tendance à être, elles aussi, enrobées, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Jusqu’alors, étant donné que je travaillais encore passablement, je me contentais de préparer des repas préfabriqués qui contiennent une masse de glucides et de calories. En prenant contact avec Weight Watchers, je me suis rendue compte que si je m’astreignais à faire la cuisine moi-même, je parviendrai à offrir des mets plus équilibrés à ma famille. Je n’ai pas éprouvé de problèmes particuliers à suivre ces recommandations. Il est vrai que j’étais très motivée. J’ai surtout supprimé la crème et le beurre (sauces) dans les aliments, tout en grillant les viandes, sans huile. J’ai entamé le programme à fin janvier dernier et aujourd’hui j’ai perdu 18 kilos et mes filles ont retrouvé une taille normale».

Sans beaucoup de sacrifices

Véronique est très heureuse d’avoir eu la ténacité nécessaire. Mais elle admet qu’elle n’a pas fait d’énormes sacrifices. «Je ne me suis pas privée de grand-chose. Je mange encore des desserts mais je veille à équilibrer ma nourriture. Je fais également du sport (gymnastique, vélo et natation) pour éliminer mes quelques excès.

Je dois dire que le programme qui est proposé est très personnalisé. Nous sommes nombreuses à le suivre, notamment à proximité des vacances estivales ou après les fêtes de fin d’année ! Cela stimule de se retrouver à plusieurs pour partager nos expériences. Aujourd’hui, je me sens bien mieux dans mon corps et, à l’heure d’acheter des habits, tout devient plus facile car les grandes tailles sont souvent chères et pas très à la mode. Ma santé est aussi meilleure et je monte plus aisément les escaliers de mon immeuble».

«Soutenez-moi»

Même si elle n’a jamais été complexée, Véronique s’est lancé un défi en se présentant à ce concours national. «Au début, j’ai pris la chose à la rigolade et comme nous étions plusieurs copines d’Orbe à poser notre candidature, je ne me suis pas posée de question. J’ai persisté car cela me donnait un but et j’espère maintenant que les Urbigènes vont soutenir ma candidature par le truchement du site cité ci-dessous afin que je puisse accéder à la finale. Les personnes, qui auront la bonté de me soutenir, pourraient être récompensées par un tirage au sort».

En tous les cas, Mme Uldry fait le bonheur de son mari qui s’est révélé particulièrement utile psychologiquement dans la démarche. Un exemple de toute manière pour celles et ceux qui souhaitent perdre du poids sans faire trop de sacrifices.

Pour voter pour Véronique : cliquez-ici

Jeunesse de la Sarraz à Bavois

Chavornay épingle le leader

Premier succès de Croy II, cette saison.

Premier succès de Croy II, cette saison.

En huit rencontres de championnat, Chavornay n’avait jamais connu la victoire. Il aura fallu affronter le leader pour que l’équipe de Jérôme Reumer parvienne enfin à faire le plein de points.

En ce samedi soir pluvieux, le froid s’était aussi invité, pour le malheur des Joratois. En effet, les gars de Mézières ont dû s’incliner face à la lanterne rouge à la suite d’une grosse erreur de leur portier qui relâchait maladroitement un ballon dans les pieds de Steve Besançon qui ne manquait pas l’opportunité d’ouvrir la marque, au milieu de la deuxième période.

Et comme à l’autre bout du terrain, Pierre Crivelli donnait des sueurs froides à ses supporters en effectuant des sorties rocambolesques, la partie a été chaude en émotions. Légèrement dominé, Chavornay a malgré tout résisté à l’adversaire grâce à une défense très attentive autour d’un Luc Lavanchy, impérial.

Ce succès faisait bien entendu plaisir à l’entraîneur: «Je crois que l’équipe a enfin évolué à son niveau. Je lui ai dit, avant la rencontre, que derniers, nous n’avions plus rien à perdre et qu’il fallait se livrer corps et âme.

Ce qu’ils ont fait ce soir pour un bel exploit qui doit nous redonner confiance». En tous les cas dans les rangs du public, on croit percevoir une certaine progression de cette équipe, constituée pour l’essentiel de gars du village.

Le trou de Valbal

Il y a moins d’un mois, Valbal semblait sur une bonne lancée. Depuis, il a enregistré trois défaites, encaissant treize buts ! Le constat de José Grobet n’est pas très réjouissant. «Nous sommes bien présents en première mi-temps et plus par la suite. J’ai relevé aussi que lorsque nous sommes menés de deux buts, l’équipe n’y croit plus. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème physique mais nous sommes souvent moins d’une dizaine à l’entraînement.

Donc, notre préparation n’est pas optimale et en plus je dois faire face à un absentéisme inquiétant pour différentes causes (blessures, suspensions, famille, etc). Le fait de n’avoir que trois points d’avance sur le trio de queue ne m’inquiète pas. Lors de nos quatre ultimes parties de ce premier tour, nous devrons affronter plusieurs formations mal classées et j’espère que nous parviendrons à engranger sept points qui nous mettraient à l’abri avant la pause».

Notons que dans ce groupe, Orbe II, co-leader avec Jorat,  a également perdu 5-2 à domicile contre Thierrens II après avoir été mené 4-0 au thé ce qui fait l’affaire de Grandson qui compte 4 pts d’avance sur les Urbigènes qui ont joué un match de moins.

Montcherand piétine

Figurant parmi les favoris de son groupe de 4e ligue, Montcherand ne confirme pas ses ambitions. Samedi encore, les Pique-Raisinets ont dû partager l’enjeu avec un Veyron/Venoge très combatif. Pourtant, l’équipe du président Blanchet a souvent monopolisé le ballon, en particulier en seconde mi-temps et jusqu’à son égalisation, moins par la suite.

L’entraîneur Olivier Pittet se désespère du manque de concrétisation de ses gars. «Nous dominons tant et plus certaines parties comme contre Valbal II et Sainte-Croix et nous trouvons le moyen de perdre face à ces équipes qui ne se procurent que quelques occasions de but. C’est rageant mais que faire».

Pour sa part le capitaine, Christophe Rochat tente d’expliquer ce manque d’efficacité des siens : « C’est le défaut de la jeunesse. Insouciante en certaines circonstances ce qui nous permet de vaincre aisément ou crispation et manque de maturité lorsque nous sommes accrochés. Si je connaissais le moyen de remédier à tout cela, il y a longtemps que je l’aurais dit à l’entraîneur».

Défaite de Rances

Cette 8ème journée n’a pas été favorable aux premiers classés puisque Croy, sans son gardien qui a été remplacé par l’entraîneur Jeanmonod, a été tenu en échec 1-1 par Bonvillars. Par bonheur, Arnex lui rendait service en contraignant Grandson II au match nul et vierge. Dans le groupe 6, Rances a perdu 2-0 le match au sommet à Yverdon contre le Centre Portugais et se retrouve troisième du classement à cinq points des Lusitaniens.

Enfin en 5ème ligue, on notera la première victoire de l’exercice de Croy II, qui a gagné le derby contre Valbal III (2-0) qui a terminé à 9, suite aux décisions parfois discutables de l’arbitre.

Photo Pierre Mercier

Annulation à Chavornay

La jeunesse de Chavornay. De g. à dr.: Nadine Kamber, Carine Desponds, Valentin Mottaz, Frédéric Piaget, Luc Lavanchy, François Malherbe, Alexandra Desponds, Daniel Favre et Jean-Pierre Brönnimann

La jeunesse de Chavornay. De g. à dr.: Nadine Kamber, Carine Desponds, Valentin Mottaz, Frédéric Piaget, Luc Lavanchy, François Malherbe, Alexandra Desponds, Daniel Favre et Jean-Pierre Brönnimann

Après la quasi émeute qui s’était produite, le samedi 10 octobre à Valeyres-s.-Rances, il est devenu difficile d’organiser des bals de jeunesse dans notre région.

Le week-end dernier, la commune de Chavornay a renoncé, à la dernière minute, à maintenir les manifestations sportives et le karaoké, qui étaient prévus le vendredi soir et en partie le samedi. A l’origine, l’arrivée trop tardive d’une demande de permis temporaire pour délivrer de l’alcool a alerté la police cantonale.

Habituellement, il est nécessaire de faire parvenir ces papiers à la Préfecture et à la Gendarmerie, un mois avant l’événement. Dans le cas présent, la demande n’est parvenue que le jeudi pour cette soirée à thème qui devait se dérouler le vendredi ! Le gérant de sécurité régional a rendu attentif les autorités communales que les délais d’envoi du permis temporaire n’avaient pas été respectés.

Il leur a demandé si les organisateurs avaient pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la manifestation, au vu des incidents qui se sont produits à plusieurs reprises ces derniers temps, à La Sarraz, Cronay, Bavois et Valeyres. Comme ce n’était pas le cas, les autorités chavornaisannes ont préféré annuler cette manifestation plutôt que de s’exposer à des risques inutiles.

Remboursement promis

«C’est bien malheureux de priver la jeunesse de ces soirées mais le comportement de certains individus remet tout en question, nous dit le municipal en charge du dicastère, Pascal Desponds. Mon regret est d’autant plus grand que les membres de la Jeunesse se sont donnés de la peine pour mettre sur pied ce week-end autant sportif que divertissant».

Le vendredi, un tournoi de volleyball était prévu avec une soirée musicale sur le thème de «Petzi» et le lendemain, c’était une joute de unihockey qui était à l’affiche. Suite à cette annulation soudaine, la municipalité prendra langue avec les organisateurs afin de les rembourser sur la base des frais déjà engagés.

Troublions à l’extérieur

Du côté des organisateurs, c’est l’amertume qui règne. Selon la présidente de la société, Nadine Kamber, la commune avait autorisé la tenue de la manifestation, il y a deux mois. «Nous leur avions dit que nous allions confier la sécurité à la société BPS avec laquelle nous avons un contrat pour toutes nos organisations.

Je suis forcément déçue de devoir renoncer à ces joutes à la dernière minute car les membres se sont mis au travail depuis plusieurs semaines pour préparer la décoration, en particulier. J’avoue que je ne savais pas qu’il fallait demander très à l’avance le permis temporaire pour vendre de l’alcool mais personne ne m’a prévenue.

En plus, cela va nous causer un manque à gagner que j’évalue à 4 000 francs». Nadine déplore surtout que ces différents bals (voir plus haut) se soient mal terminés. Elle accuse des bandes qui ne viennent même pas dans l’enceinte de la manifestation mais qui sèment le trouble à l’extérieur au point d’en interrompre le déroulement.

Elle regrette aussi que les autorités de Chavornay ne l’aient pas davantage mise en garde sur les risques qu’engendrait la tenue de ces soirées quand bien même la Municipalité du lieu a interdit les bals disco, depuis un certain temps, à la suite de mauvaises expériences.
La fin des bals de campagne ?

Cette annulation comme les bagarres précédentes remettent totalement en question les bals de jeunesse. A la suite de la confrontation sévère entre la société de sécurité et des troublions, la Municipalité de Valeyres attendra une réunion avec la Gendarmerie et les sociétés locales pour décider de sa position à l’avenir.

Il faut bien admettre qu’en procédant de la sorte, ces voyous sont en train de sacrifier les manifestations du week-end. Car qui osera encore organiser quelque chose en sachant que les frais pour la sécurité «boufferont» le bénéfice du travail consenti. Sans ignorer les risques que l’ont fait courir à la population car des incivilités ont déjà été constatées.

Il y a indéniablement un très gros problème avec ce petit pourcentage de personnages qui ne recherche que la confrontation avec l’autorité. C’est un souci auquel les autorités régionales doivent faire face afin que l’essentiel de notre jeunesse puisse encore trouver du plaisir le samedi soir à se retrouver et à s’amuser dans la sérénité.

Photo Pierre Mercier

Qualification prestigieuse !

Logo de la Coupe du monde 2010

Logo de la Coupe du monde 2010

La Suisse ira à la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud. On doit s’en réjouir même si la qualité du football présenté au cours de ces éliminatoires n’a pas déclenché l’enthousiasme.

Ottmar Hitzfeld a atteint le but fixé malgré une défaite mortifiante contre le Luxembourg à Zurich, en début de compétition. Depuis, il a su mobiliser ses troupes dans un groupe relativement facile et les Helvètes ont profité de l’aubaine permettant à la Suisse d’être pour la première fois présente à quatre tours finaux consécutifs en six ans (Euro portugais 2004, Coupe du Monde allemande 2006, Euro suisse 2008 et CM africaine 2010).

Certes, le sort nous a privilégié mais se qualifier pour une coupe du monde de football n’est pas forcément simple. Il faut savoir que près de deux cents équipes nationales sont en lice pour tenter d’obtenir l’un des 32 sièges du tour final.

Contrairement au rugby ou au hockey sur glace, la concurrence est bien plus vaste. Sommairement vu, il y a au moins une cinquantaine d’équipes qui puissent prendre la mesure de notre Nati. Donc, se retrouver présent en Afrique du Sud est méritoire.

Il est certain toutefois que notre équipe devra être plus performante si elle entend jouer un rôle dans ce premier Mondial sur le continent noir. On a le sentiment que nos joueurs de pointe ne progressent plus ou ont atteint leurs limites, ce qui serait plus inquiétant. Il est certain que la Suisse manque d’un meneur de jeu.

Xavier Margairaz pourra-t-il être celui-là quand bien même Hitzfeld ne fait plus appel à lui ? Depuis sa blessure et sa volonté de prendre du muscle, le joueur de Valeyres-sous-Rances stagne et n’a plus autant d’influence sur le jeu de Zurich qu’auparavant.

Xavier a six mois pour revenir à son meilleur niveau et il serait bon qu’il y parvienne car il est le seul à pouvoir apporter ces gestes de génie dont il a le secret, parfois !

Lignerolle : un groupe nommé OSIR

De g. à dr. : Gabriel Estalayo et OSIR

De g. à dr. : Gabriel Estalayo et OSIR

Chaque seconde compte

Juste trentenaires, OSIR et son complice de toujours Gabriel Estalayo, de Lignerolle, ont sorti en mai 2009 un album de rap engagé intitulé «Chaque seconde compte», distribué par Disques Office. Et sans quelques coups de sonde heureux, on n’aurait probablement pas su que, dans le village des Bœufs, du rap se concoctait.

Et pas n’importe quel rap, puisque contrairement au rap banlieusard français parfois lourd et qui tire souvent sa légitimité des coups de gueule contre l’état des cités, celui d’OSIR et de son co-auteur Gabriel Estalayo trouve son origine dans une passion commune des deux artistes pour la musique depuis une quinzaine d’années au moins, une musique engagée pour des causes nobles et universelles comme celle de la défense de l’environnement au début, et actuellement celle de protection des droits de l’enfant face aux traitements inhumains.

Un engagement de toujours

Des causes qu’ils ont épousées au point de composer une chanson de cet album «L’enfant de l’oubli», interprétée avec le concours de la chanteuse de RNB marocain Loubna, et qu’ils ont dédiée à la défense des droits des enfants et notamment des filles (action «Because I am a girl »), en cédant à une organisation humanitaire (Plan International) le droit de l’utiliser dans ses campagnes de récolte de fonds.

Pour l’un comme pour l’autre, la musique est une passion qui pour l’instant ne les fait pas vivre, l’un est ingénieur informaticien et l’autre publiciste. Mais la sortie de ce CD est la réalisation d’un rêve de gosses: ils y avaient pensé depuis longtemps, mais ont vécu éloignés l’un en Europe et l’autre aux USA pendant de longues années qui les ont empêchés de concrétiser ce rêve.

Les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant

Jeudi 8 octobre 2009, ils ont été invités à se produire devant plusieurs centaines de personnes provenant de 200 pays au centre International de Conférence de Genève dans le cadre des festivités marquant le 20e anniversaire de la signature de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Une étape importante pour les deux admirateurs de IAM et de Eminem (pas pour les textes, mais seulement pour le flot et le syle) qui ont produit eux-mêmes leur CD, enregistré et post-produit à Genève. Un premier clip vidéo visible sur internet a été financé par la Compagnie Benjamin de Rothschild SA, qui a estimé que leur travail méritait un soutien concret : une façon comme une autre de souligner la qualité du travail accompli et sans doute aussi la générosité des parcours personnels. A découvrir dans les bacs et bientôt en concert en Suisse romande.

Sites internet pour en savoir plus : osir.biz, droitsdesfilles.fr et plan-international.ch

Photo Olivier Gfeller

Ci-dessous la pochette du CD et ici, un lien vers le Clip

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Vallorbe : une section UDC

Alexandre Maillard

Alexandre Maillard

La ligne politique suisse de l’UDC est d’implanter des  sections  régionales et communales sur tout le territoire suisse. Forts de leur 30% de suffrages au niveau suisse, ils espèrent améliorer leurs scores en Romandie et au Tessin.

Ainsi sur le terreau à priori fertile de Vallorbe, une nouvelle section a vu le jour sous la présidence de M. Alexandre Maillard, non engagé en politique jusqu’à ce jour car n’ayant pas rencontré un parti correspondant à ses idées.

Les buts à court terme sont de rassembler des membres afin de présenter un candidat aux prochaines élections communales. Ils estiment en effet que la loi et les engagements entre commune et confédération ne sont pas appliqués.

La loi doit être la même pour chacun y compris les complices de soi -disant ONG, dixit.

Au niveau cantonal et fédéral, il s’agira à moyen terme de délégiférer   afin d’alléger les coûts de production ainsi que les impôts dans le but de baisser les coûts de production et d’augmenter le pouvoir d’achat.

L’emprise de l’état dans tous les secteurs de l’économie se traduit par des surcoûts administratifs au-dessus de nos moyens. Il s’agira à l’avenir de récompenser la performance et d’augmenter les responsabilités individuelles.

Les réactions chez les partis en place sont contrastées. La droite libérale ainsi que le centre droit estiment que chacun, dans une démocratie, a le droit de faire connaître ses idées politiques à condition qu’elles n’outrepassent pas le respect d’autres sensibilités.

La municipale Sylviane Tharin, PS, estime que la tendance actuelle au niveau communal est à la paix politique et la coexistence pacifique, donc un nouveau parti superflu.

Hervé Foretay, PS, estime être à l’opposé de l’UDC donc se retiendra de faire un commentaire sincère.

Photo Jean-Louis Löffel

Lignerolle : OSIR