Orbe : les gérants du camping en retraite

Les nouveaux gérants, à gauche Roland Russi et Claire-Lise  Roland, et, sur le départ, Willy et Michèle Brechbühl.

Les nouveaux gérants, à gauche Roland Russi et Claire-Lise Roland, et, sur le départ, Willy et Michèle Brechbühl.

Le camping du Signal en effervescence, dimanche dernier, plusieurs dizaines d’amis qui regroupaient des résidents du camping et des habitués d’Orbe et la région, sont venu remercier et fêter Michelle et Willy Brechbühl, qui prenaient officiellement une retraite bien méritée.

Avant de se tourner vers le domaine touristique, c’est au domaine de «Boscéaz» que Michèle et Willy oeuvraient dans l’agriculture, et, en 1992 ils quittent le travail de la terre pour celui de gérance du camping du Signal à Orbe. Un ouvrage saisonnier astreignant, avec 180 jours de labeur non-stop, lié a un horaire journalier dés plus flexible, une tâche d’importance qui demande à être exercée en couple.

Après quelques années de fonction,  vient se greffer en 1996, la gestion et l’entretient du mini golf, sans négliger le service du petit magasin, ainsi que le développement progressif de la buvette.

En 1997, Michelle et Willy deviennent «sédentaires», avec l’installation à l’entrée du site de leur habitation style chalet.

Une date importante dans la vie du camping, l’année 2002, qui voit la construction d’un nouveau bâtiment sanitaire, et, l’avantage de pouvoir maintenir les caravanes sur leur emplacement pendant la période hivernale, synonyme de survie du camping.

Dans son allocution, André Ginzery, directeur de la division camping TCS, après avoir exposé le parcours des deux futurs retraités, relève deux faits marquants; 1° le mauvais choix de la couleur du carrelage des nouveaux sanitaires fait en l’absence vacancière de Willy, qui n’a jamais pu accepter cette teinte trop claire favorisant les traces les plus futiles. 2e l’avantage du remplacement ces derniers jours du tracteur tondeuse, qui hélas, ne lui sera plus d’un grand secours.

Il pourra néanmoins, venir voir à l’oeuvre la nouvelle machine dans ses moments perdus de rentier !

Après ces anecdotes, le directeur remercie vivement le couple Brechbühl  pour leurs 18 ans de fonction avec fleurs et bouteilles.

A cette occasion, les nouveaux gérants ont été présentés à l’assistance, il s’agit des gérants actuels du camping de Morges «Le Petit Bois», Claire-Lise Roland et Roland Russi, qui souhaitaient à l’avenir, s’occuper d’un camping moins important.

Une magnifique ambiance dans le cadre de cette journée d’adieu, un apéritif digne de l’occasion, la soupe aux oignons servie gracieusement, et, d’un habitué du camping de dire malicieusement, Willy a été 18 ans au rosé, et maintenant il va habiter aux Tilleuls!

Reste à leur souhaiter une longue et heureuse retraite.

Photo Alain Michaud

Belles réactions

L'équipe de Bavois II

L'équipe de Bavois II

Très mal classés à l’abord de cette septième journée de championnat, Baulmes et Bavois se sont ressaisis en affrontant les équipes de jeunes de Sion et Young Boys. Les joueurs de la Plaine de l’Orbe ont acquis un succès difficile.

Mais comme le disait l’entraîneur René Zingg, seuls les trois points en ce samedi du Jeûne Fédéral comptaient. Si Bavois avait bien entamé le championnat, les revers des derniers tours de compétition ont fragilisé l’équipe. Comme c’est souvent le cas dans le football, l’absence de confiance mortifie les joueurs. La première mi-temps fût insipide avec une légère domination des Bernois.

Après le thé, la formation du président Viquerat bénéficia d’un pénalty logique, Laubscher étant retenu irrégulièrement par un adversaire, Dominguez ne gâcha pas l’occasion d’ouvrir la marque. Un avantage que les jeunes de Young Boys gommèrent un peu plus tard à la suite d’une mésentente de la défense. Toutefois, Bavois profita à son tour d’une erreur des arrières-bernois pour prendre l’avantage par l’inévitable Besson.

La fin de partie fût haletante ce d’autant que l’arbitre oublia une faute de main dans les seize mètres vaudois. L’essentiel était cependant fait, Bavois engrangeait trois points qui lui permettent de recoller au peloton de queue du classement.

Plus d’occasions

Jean-Luc Besson avouait que sa formation passait par des moments difficiles. « Moralement, il était dur de constater que nous n’étions qu’avant-dernier au terme de la 6ème journée. Nous avons saisi notre chance face à une équipe bernoise qui n’était pas meilleure que nous. J’ai eu une opportunité de marquer et je me suis appliqué à la concrétiser.

C’est vrai que nous avons eu trop peu de possibilités de scorer durant cette partie. Nous négocions mal les trente derniers mètres. Cette victoire va nous faire du bien car elle va effacer nos doutes». Frédéric Gilardi tenait un discours similaire: «Nous ne nous procurons plus d’occasion de but. C’est récurrent, le transit offensif se fait mal. Cependant, j’ai l’impression que nous avons mieux géré la première mi-temps que d’habitude.

Par contre, en seconde période, nous avons subi. Nous ne parvenons pas à garder le ballon lorsque nous avons l’avantage au score. Nous manquons de calme dans la circulation du cuir et cela nous coûte cher. Il est indéniable que ce succès nous fera beaucoup de bien et nous redonnera un peu de cette confiance qui nous échappait». Enfin, l’entraîneur Zingg ne voulait retenir que le gain du match en espérant que le nouveau venu, le Français Loiseau, donnera de la clarté au jeu de Bavois et dynamisera le jeu offensif qui a besoin d’un nouvel élan.

Terminé à 11 !

Pour la première fois de la saison, les Baulmérans n’ont pas connu l’expulsion qui a caractérisé les rencontres précédentes. Bien que privée des Geijo, Herren, Maculusse et Massolin, la formation de Mischler a su faire preuve de solidarité, comme nous le dit le capitaine Rafael Cottens. «En première mi-temps, nous avons été solides défensivement face à un adversaire qui s’est procuré un peu plus d’opportunités que nous. Cependant, nous avons raté un pénalty par N’Zinga qui allait se reprendre en égalisant en seconde période, à la suite d’un solo,  alors que nous étions menés 1-0, conséquence d’un pénalty concédé par notre gardien Meylan, à la suite d’une intervention dans les pieds d’un Sédunois.

A la 65e minute, sur un ballon en profondeur de Drago, Bendavid nous a apporté les trois points de la victoire, qui nous font extrêmement de bien après ce début de championnat épique. Le travail finit par payer. Nous avons été solidaires et chacun a apporté sa pierre à ce qui constitue notre première victoire de la saison».

Même s’il demeure lanterne rouge de ce groupe de 1ère ligue, Baulmes n’a plus que deux longueurs de retard sur un quatuor formé de Bavois, Bulle, Fribourg et YB -21.

Photo Pierre Mercier

Orbe célèbre la saucisse aux choux

Saucisses aux choux

Saucisses aux choux

Orgueil du Pays de Vaud, la saucisse aux choux a désormais sa capitale: Orbe. Depuis quatre ans, ce fleuron du terroir vaudois se fête dans la cité urbigène à la fin du mois de septembre. Au menu: trois jours de célébrations gastronomiques pimentés d’animations pour un aliment  bien de chez nous.

Les 25, 26 et 27 septembre prochains, Orbe se découvrira «capitale de la saucisse aux choux»! Organisée pour la quatrième année consécutive, la fête, qui s’inscrit aussi dans la Semaine du Goût 2009, prend donc fort bien ses marques dans la cité urbigène. Le choix du lieu n’est d’ailleurs pas anodin puisque Orbe serait à l’origine de la création de cette charcuterie typique (v. texte «Une saucisse légendaire» ci-dessous).

Mais laissons de côté la légende pour s’intéresser au présent. Une quatrième édition, cela réjouit bien entendu toujours Daniel Grivet, tenancier du restaurant la Croix d’Or et surtout président et initiateur de cette sympathique manifestation: «Avec mon comité, nous souhaitions non seulement créer dans la ville une belle animation mais surtout faire découvrir un très bon produit du terroir vaudois par l’intermédiaire des restaurateurs et bouchers du cru.»

Daniel Grivet et son comité de bénévoles amateurs de produits de terroir auront été entendus puisque six restaurateurs de la cité des deux poissons ont répondu à l’appel et signé la «charte» de la saucisse aux choux.

Il s’agit des propriétaires des établissements suivants: Au Cheval Blanc, La Croix d’Or, Au Chasseur, National, City et  Yi Xiang.
Durant le week-end (du vendredi soir au dimanche midi),  les six restaurateurs proposeront aux gourmets une saucisse aux choux – fabriquée par les bouchers de la ville, Olivier Bühlmann et Armand Roch – avec son traditionnel papet pour le prix de 18 francs (9 francs l’assiette des enfants).

Pour ceux qui n’aiment pas la saucisse, un autre menu (émincé de volaille au curry, friture du lac, pizza, bœuf braisé, poulet aigre doux, fondue ou pizza) leur sera proposé pour le même prix. Preuve que l’on peut être un produit de terroir et être ouvert aux autres pratiques culinaires !

Enfin, pour ceux qui ne seront toujours pas rassasiés, des saucisses seront vendues au stand des bouchers situé sur la Place du Marché.

Ateliers de démonstration

Côté animations, la fête débutera en musique. Le vendredi soir (dès 18 h.) sur la Place du Marché, le public se lancera dans la fête au joyeux son des Guggenmusick-Les Krepiuls. La mise en route d’une raisinée se fera également à ce moment-là.

Le samedi matin, l’homme-orchestre Micky’s prendra le relais pour apporter musique et ambiance au centre de la ville. Dès 11 h., autour du bar de la raisinée, on pourra assister à l’ouverture officielle de la fête.  Les enfants ne seront pas oubliés puisqu’un atelier-bricolage avec concours doté de lots les accueillera toute la journée et gratuitement sous le couvert de l’Hôtel de Ville.

Nouveauté cette année: le public pourra assister à des démonstrations de fabrication de saucisses par des apprentis-bouchers.

Le dimanche, le bar et le stand des bouchers seront ouverts dès 10 h. La partie officielle permettra aux bouchers de la Confrérie artisanale de se présenter et d’offrir à la dégustation leurs produits.

Suivra à 11 h. un concert-apéritif avec le Club des Yodleurs d’Orbe qui devrait réveiller… les papilles du public! En début d’après-midi, le comité mettra en bouteille la raisinée, qui sera mise en vente. La fête se clôturera vers 16 h. A noter enfin qu’une loterie est organisée durant tout le week-end.

Une saucisse légendaire

Avec un son bref et mélodieux, la corde de l’arbalète se détendit et, à trente pas, le carreau acéré transperça la pomme sur la tête de l’enfant. Un des mythes fondateurs de notre Confédération était né !

Si les chercheurs ont bien retrouvé la trace d’une famille Tell, riches entrepreneurs de transports muletiers à travers le Gothard, l’histoire de la pomme se retrouve dans d’autres endroits en Europe, notamment dans une légende scandinave et dans la balade anglaise de William Cloudesley qui, avec son arc, transperce une pomme posée sur la tête de son fils.

Aujourd’hui cependant face à une abondante iconographie, à des pièces de théâtre, nul ne songerait à contester l’authenticité du héros uranais tiré de l’ombre au XIXe siècle par un romantique allemand.

Moins glorieuse certes, mais combien plus savoureuse et plus ancienne, il en va de même de notre saucisse aux choux.

Les faits historiques qui ont concouru à sa création sont bien connus. A deux reprises au cours du IXe siècle, des héritiers de Charlemagne se sont réunis à Orbe, ville impériale aux marches de la France et de la Germanie.

L’empereur d’Allemagne, Louis le gros, y rencontra notamment deux de ses neveux, rois de France, pour y régler des affaires de partage territorial.

Comme de nos jours, les puissants de l’époque ne se déplaçaient pas sans une suite nombreuse de conseillers, experts et domestiques chargés de pourvoir à l’ordinaire. Toute cette cohorte était nourrie sur le fisc impérial, c’est-à-dire sur le produit de la terre des sujets.

La tradition orale a traversé les siècles: un Urbigène avisé eut alors l’idée d’ajouter des choux à la chair de ses saucisses pour augmenter le rendement. Comme pour la plupart des inventions gastronomiques médiévales, il n’existe pas de traces écrites de l’événement et le célèbre «Viandier» attribué à Taillevent n’en fait pas mention.

Il est toutefois un élément certain : à l’exception de la saucisse de Morteau, emprunt plus tardif, la saucisse aux choux n’existe que dans le canton de Vaud dont elle est un des fleurons gastronomiques.

On ne saurait exclure qu’elle ait déjà été en usage avant la réunion impériale d’Orbe. C’est toutefois en relation avec cet événement que l’on situe son apparition au grand jour, naissance dont s’est emparée la tradition orale.

Notre approche cartésienne des faits historiques nous amène à douter de ce qui n’est pas corroboré par un texte. Toutefois souvenons-nous que de nombreuses œuvres littéraires médiévales sont basées sur une tradition orale qui plonge ses racines dans un lointain passé celtique.

La pérennité de notre tradition nous permet donc de situer dans notre ville l’antique naissance de cette boucle dorée au savoureux fumet. Quant au papet qui l’accompagne avec tant de goût, il faudra attendre quelques siècles, la découverte de l’Amérique et le travail de Parmentier pour nous permettre d’allier la pomme de terre à notre poireau indigène.

Bernard Gloor

Orbe, 65 pompiers à la rescousse

Les dégâts au toit aux Terreaux 56 – 58

Les dégâts au toit aux Terreaux 56 – 58

«Le sinistre avait une ampleur certaine. Le feu est parti du 58 puis a embrasé aussi la toiture de l’immeuble 56. Par bonheur, il ne soufflait pas ce soir-là et nous avons pu limiter les dégâts, nous dit le commandant des pompiers d’Orbe, Alexandre Cavalli.

Il faut préciser que la configuration des lieux a favorisé l’embrasement. Les combles servaient en effet de cave pour les locataires. De nombreux pneumatiques étaient entreposés sous la toiture et cela a augmenté la charge thermique».

Yverdon et Vallorbe en appui

Les pompiers urbigènes ont été alertés à 20 h. mais très vite, il a fallu faire appel au centre de secours d’Yverdon qui a délégué douze hommes et cinq véhicules dont une échelle automobile, une tonne-pompe et un véhicule de commandement. Un détachement de quatre hommes de Vallorbe est aussi venu à la rescousse avec leur cellule inondation.

Si l’on ajoute les 42 membres du corps local et 9 du DAP de Montcherand, ce sont plus de 65 hommes qui ont lutté contre le feu pendant deux heures et demie, le temps de maîtriser le sinistre. Par bonheur, aucun blessé sérieux n’a été déploré. Un service de piquet a été organisé pour la nuit et les pompiers se sont définitivement retirés le lendemain à 16 h. 30, laissant la police judiciaire procéder à l’enquête.

Tout au long de l’événement, la cellule de commandement était dirigée par l’inspecteur régional Willy Haefliger, appuyé par son collègue Serge Berthoud, la police municipale, la gendarmerie et les autorités urbigènes. Pendant tout le temps de l’action, la Protection Civile a ravitaillé, au Casino,  les personnels qui ont été très sollicités ainsi que les locataires dont certains étaient en état de choc.

Personnes hébergées

Les toitures des deux immeubles ont été sérieusement endommagées ainsi que les appartements du 3ème étage. En revanche, les habitations des étages inférieurs ont surtout subi des dégâts d’eau tout comme la banque Raiffeisen dont quatre employés se sont activés pendant la nuit pour sauver ce qui pouvait l’être. A l’heure qu’il est, l’enquête n’a pas permis de déterminer les causes du sinistre.

A première vue, il faudra plusieurs mois pour réparer les dégâts alors que les appartements du bas de l’immeuble seront réhabilités en quelques semaines. Plusieurs personnes ont dû être hébergées d’urgence à l’hôtel du Chasseur et certaines d’entre elles devront être relogées le temps de réhabiliter leur habitation. Un dispositif a été mis en place par la commune afin de soulager ces gens durant le week-end du Jeûne Fédéral.

Renforcer le corps

On ajoutera que le centre-ville d’Orbe n’est pas épargné par le feu. En 2001, c’est l’immeuble Regamey, à la Grand’rue, qui était victime des flammes. Quatre ans plus tard, un incendie endommageait le 38 de la rue des Terreaux. Puis en 2008, c’était un appartement de l’ancien hôtel de la Couronne qui prenait feu.

Si l’on ajoute l’incendie de la semaine dernière, nos pompiers sont régulièrement mis à contribution dans la localité ce qui permet au commandement Cavalli de lancer un appel afin que les jeunes viennent renforcer son corps qui commence à manquer de bras.

NB : Les personnes qui ont pris des photos ou filmé, pourraient prendre contact au 079 441 08 79 – 024 441 39 28 ou
commandant@pompiers-orbe.ch Alexandre Cavalli, Chemin des Vignes 7 - 1350 Orbe, pour avoir des copies !

Photo Serafina Tumminello

Obama contesté

Barack Obama

Barack Obama

L’arrivée de Barack Obama à la tête des Etats-Unis a donné un souffle nouveau en matière politique, après la période calamiteuse de Georges Bush. Sans vouloir refaire le début de son parcours, on retiendra sa volonté de tenter de changer les données de l’économie, son intention de prendre en main les problèmes de l’écologie ou son vœu de mettre un terme à l’occupation de l’Irak.

En revanche, il a indiqué que les efforts de son armée se concentreront sur l’Afghanistan où il considère que les talibans ont leur base et dont leur devise est de déstabiliser le monde civilisé et non-musulman.

On ajoutera aussi le fait que son pays renonce à la protection anti-missile, que son prédécesseur avait l’intention d’installer en République Tchèque, au grand dam des Russes dont Obama veut faire des alliés dans le conflit avec l’Iran.

Le président a lancé un autre défi à son pays en voulant permettre à tous les Américains de bénéficier d’une assurance maladie. 45 millions de ses citoyens n’ont pas cette chance et ne sont pas véritablement soignés. Certaines statistiques prétendent qu’ils sont bien plus à ne pas avoir de couverture suffisante.

Mais, Obama se heurte à un parti conservateur qui ne veut pas de cette protection généralisée. On traite le locataire de la Maison Blanche de socialiste dans sa démarche. Voilà quelque chose qui nous échappe, à nous Européens.

Comment peut-on considérer qu’un pays développé ne puisse pas accorder cette protection minimale à sa population? Au point que l’on se pose beaucoup de questions sur ce pays à l’influence considérable mais dont une partie du peuple raisonne de manière très sommaire et égoïste.

Noï voit rouge pour son dernier album

Minh Lâm Thàn, auteur compositeur interprète

Minh Lâm Thàn, auteur compositeur interprète

Deuxième opus d’un triptyque initié avec «Ouvres les yeux» qui symbolisait l’éveil, «Rouge», comme le sang, la colère et la révolution, exprime le combat d’un groupe en constante évolution.

Le combat, d’abord contre soi-même, est celui de l’individu qui se tient, éveillé, face au monde. Combat aussi de l’acteur-spectateur, entre l’intuition et la réflexion, ou entre la spontanéité et la retenue. Éveil et combat sont aussi les marches du sentier que le groupe a gravi depuis la création du label 1 divisible.

«Ouvre les yeux» était l’éveil, l’enfance, avec la naïveté de l’œil neuf. «Rouge» est le combat, l’adolescence, mêlant désillusion et envie de renouveau.

De «l’Arlésienne» à «Des cadences», en passant par «La Loi du juste» et «Aux armes», le combat de l’album «Rouge» mène à la réflexion qui sera le thème du prochain album.

La maturité est palpable dans ce nouvel album et cela va de pair avec une ouverture à un plus large public, avec le désir du groupe de séduire, de se rendre plus accessible, tout en conservant l’identité née de l’impulsion du départ qui séduit toujours les initiés.

Inclassable

Enregistré comme un live mais en studio, ce dernier album de Noï ne se ferme pas dans un style défini. Le groupe joue avec les différents styles dans un bouquet garni d’émotions mélodieuses, stimulées par un rythme grave et énergique que la voix de Minh survole gracieusement.

Rock d’avant-garde pour les radios américaines qui apprécient la musicalité des textes, rock alternatif pour celles de Suisse-allemande, Noï se définit avant tout comme étant de la variété hardcore, exprimant toujours deux antagonismes qui se conjuguent à l’écoute.

Nouvel ordre musical

Le monde de la musique change vite et Noï sait s’y adapter et en tirer avantage. Fini l’époque de l’omnipotence des maisons de disque, des coûts faramineux de production. L’informatique et internet permettent aujourd’hui d’inaugurer une nouvelle ère où la liberté de diffuser sa musique sera aussi grande que celle de la créer.

La production, des prises de son au mixage, devient ainsi à portée des musiciens compositeurs. Les studios d’enregistrement ont la vie dure, même s’ils sont toujours nécessaires pour le mastering. Minh relève en effet qu’il est toujours appréciable d’avoir l’avis et l’expertise d’un ingénieur du son. Pour cette raison, après les prises de son au FU studio et le mixage au H studio, le groupe s’est rendu au Bagdad studio pour la finalisation.

Autre obstacle de jadis, la distribution est de nos jours, grâce à internet, grandement facilitée. L’album «Rouge» est ainsi disponible sur la plupart des sites légaux de téléchargement, ce qui permet d’être disponible sur toute la planète. Pour ceux qui aiment acheter leur disque comme à l’époque, «Rouge» est également disponible chez les disquaires.

Diffusé sur les Radios françaises, suisses et américaines, le single «L’Arlésienne» a aussi un clip que l’on peut voir sur SF2 et TVM3, ainsi que sur www.myspace.com/noirock.

Joyeux anniversaire

Noi fête ses dix ans! Après avoir joué au Kuturwerk à Sursee, à l’Urba Music Festival, au tempo à Yverdon et au festival Bitume, Noï sera en concert le 26 septembre à l’Undertown à Meyrin, le 31 octobre au palais bar à Paris et le 7 novembre au V.O. à Lausanne pour une soirée spéciale 10 ans de Noï, à ne pas manquer.

Photo Frédéric Richard

La couverture de "Rouge", le dernier CD de Noï

La couverture de "Rouge", le dernier CD de Noï

Parking, encore des positions

Parking

Parking

Dix raisons de dire OUI…

…au référendum nommé «Non à l’octroi d’un DDP pour l’utilisation du sous-sol de la parcelle communale no 597 pour l’aménagement d’un parking à la Grand-Rue».
-  Ce référendum ne remet pas en question la construction de l’immeuble adjacent
- Le parking servira d’abord aux locataires de l’immeuble (26 places)
-  14 places seront à disposition du public, 8 au moins par rapport à la disparition de places en surface
- Ce parking ne coûtera rien à la commune
- Cette dernière touchera Fr. 12 000.– annuels pour la location du DDP
- Le promoteur rénovera les toilettes publiques, normalement à la charge de la commune (environ Fr. 75 000.–)
-  La place de jeux sera réhabilitée aux frais du promoteur
-  La parcelle en-dessus du garage souterrain sera inconstructible à l’avenir
- La Municipalité désire ardemment que le centre ville demeure attractif
- Elle souhaite ainsi augmenter le nombre de places de parc, à proximité des commerces
Pour toutes ces bonnes raisons, je vous recommande de voter OUI à ce référendum.

Jacques Michaud

Parking Grand-Rue – Cession gratuite !

Lors de la séance d’information au Casino, la Municipalité a confirmé que l’opération était blanche pour la Commune. Si l’on examine en détail ces affirmations, on s’aperçoit que la commune encaisserait annuellement 10’230 fr avec le taux de référence actuel, par contre, elle perdrait environ 12’000 fr d’encaissement des 6 places de parc existantes. Pas très blanche cette opération, car les 14 places publiques intérieures, avec un taux d’occupation de 66%, ce qui est la cas à la Grand-Rue, rapporteraient au promoteur plus de 40’000 fr par année ! Le contrôle par la police bien sûr.
Autre avantage pour le promoteur, les 26 places privées prévues lui apportent une nette plus-value au bâtiment à construire et de plus, l’octroi du droit de superficie lui permet des ouvertures (fenêtres) du bâtiment sur cette parcelle communale, en violation du règlement communal existant. Ce droit de vue n’a pas été négocié correctement.
On nous dit: les WC et la place de jeux seront reconstruits au frais du promoteur. Nous l’espérons bien, car la place de jeux existe et est opérationnelle, de même que les WC. Faut-il construire un nouveau parking pour que notre Municipalité s’occupe de les moderniser ?
Le tilleul ? Il est plus facile de faire pousser un arbre sur un photomontage que sur une dalle en béton.
Nous sommes tous spoliés par ce cadeau d’un terrain communal au promoteur par droit de superficie distinct et permanent.
Conclusion : votez NON

Comité référendaire

Position du Parti Socialiste concernant le référendum contre l’octroi d’un droit de superficie à la Grand-Rue pour la construction d’un parking souterrain

A l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le mercredi 2 septembre sur le sujet, le Parti Socialiste d’Orbe et environs s’est prononcé contre l’octroi d’un droit de superficie sur le terrain communal pour en faire un parking souterrain, au bout de la Grand-Rue.
En effet, nous constatons que :
- Les parkings du centre (Terreaux, Brasserie), loués par la Commune, sont actuellement sous-utilisés (même largement sous-utilisés entre 18 h. 30 et
8 h.),
- Ce parking supplémentaire amènera une augmentation de la circulation et des nuisances supplémentaires au centre ville.
En cohérence avec une politique socialiste en matière d’urbanisme, nous soutenons :
-une qualité de vie pour les habitants par le développement de zones de circulation à 30 km/heure, de cheminements piétons sécurisés, de pistes cyclables,
- le maintien de commerces de proximité,
- le développement des transports en commun,
- le maintien de places de parc proches du centre et des transports en commun.
C’est pourquoi, nous vous invitons à voter NON au référendum communal le 27 septembre.

Parti socialiste d’Orbe et environs

Tiens, voilà du soutien (sur un air connu)

Après lecture attentive des différents courriers parus dans l’Omnibus je suis arrivé aux conclusions suivantes.
Soutenons nos commerçants !
Nos commerçants ont absolument besoin que la clientèle puisse se parquer à proximité des commerces.
Il est aussi démontré que les places de parc «en intérieur» sont de manière systématique utilisées plusieurs fois moins que les places de parc «en extérieur» ( voir, entre autres, le taux d’occupation du parking de la Brasserie et du second niveau du parking des Terreaux).
Alors, ne détruisons pas les places de parc actuelles et soutenons (aussi) le projet de parking à plusieurs niveaux de la Place de la Gare.
Pour soutenir nos commerçants, votons NON à l’octroi du droit de superficie qui supprimerait les places de parc en extérieur nécessaires à nos commerçants!
Soutenons les futurs locataires de la nouvelle construction!
La construction de l’immeuble est indépendante de la réalisation du parking.
Afin d’éviter aux futurs locataires le risque de ne pas bénéficier de places privées et «couvertes», pourquoi donc ces places de parc ne seraient elles pas construites directement dans l’immeuble?
Alors, assurons pour chacun des futurs locataires les places de parc nécessaires.
Pour soutenir les futurs locataires, votons NON à l’octroi du droit de superficie qui n’assure pas des places de parc privées et couvertes aux futurs locataires!
Soutenons notre école polytechnique fédérale!
Les ingénieurs de notre école polytechnique fédérale ont la possibilité de démontrer leurs compétences en définissant un parking sécurisé avec entrée et sortie placées de telle sorte que les places de parc actuelles n’aient nullement besoin d’être supprimées.
Alors, donnons à notre école polytechnique fédérale l’opportunité d’une mission de réalisation innovante et utile.
Pour soutenir notre école polytechnique fédérale, votons NON à l’octroi du droit de superficie et faisons confiance aux ingénieurs de l’EPFL!
Soutenons l’inconstructibilité sur la place de jeux !
Le droit de superficie contesté n’est prévu que pour une durée limitée de 60 ans.
Alors, ne prenons pas de risque avec une procédure nettement moins pérenne qu’une servitude par exemple
Pour soutenir l’inconstructibilité sur la place de jeux, votons NON à l’octroi du droit de superficie qui ne garantit pas une inconstructibilité dans le temps!

Loris Koenig

Ajoval entérinée

Patricia Hiertzeler, présidente du Comité exécutif et Jean-Michel Reguin, vice-président du Conseil intercommunal de l'AJOVAL

Patricia Hiertzeler, présidente du Comité exécutif et Jean-Michel Reguin, vice-président du Conseil intercommunal de l'AJOVAL

Vingt-cinq communes étaient réunies jeudi dernier au collège de Chantemerle à Orbe pour la mise en place des autorités de l’Ajoval et pour l’adoption de son règlement d’application. Jusqu’alors, un comité de pilotage avait été nommé pour appliquer la loi sur la petite enfance dans notre région qui comprend l’ancien district d’Orbe, à l’exception de Baulmes et Vuiteboeuf, et la Vallée de Joux.

Ce groupe, présidé par Christian Vuilloud (Le Chenit), a confié la gérance de notre réseau au Centre Social Régional, dirigé par Claude Borgeaud, qui bénéficiait des enseignements tirés de la création du réseau de Cossonay auquel il avait participé. Au cours de ces derniers mois, le groupe de travail s’est penché sur le règlement d’application et sur le développement futur de l’Ajoval, tout en se préoccupant du fonctionnement actuel des garderies dans leur nouvel environnement administratif.

Crainte de Chavornay levée

Le menu de l’assemblée semblait relativement chargé d’autant plus que la Commune de Chavornay  souhaitait un réaménagement de l’ordre du jour avec pour intention d’ajouter un article au règlement concernant le développement du réseau des garderies, tout en menaçant de quitter le réseau en cas de non-acceptation de l’assemblée.

A la suite d’une discussion nourrie, les Chavornaisans ont retiré leur proposition, en comprenant que les communes ne pouvaient plus agir individuellement dans une association intercommunale qui s’appuie sur la solidarité et après avoir entendu que leur commune serait sans doute l’une des premières à obtenir le droit de créer un nouvel espace pour les enfants.

Actuellement, les quatre garderies offrent 118 places d’accueil, fréquentées par près de 350 enfants et, en 2011, les futures constructions feront passer le chiffre à 238 places. A cela, il faut ajouter les mamans de jour qui gardent un peu plus de 300 gosses.

Des femmes dirigent

Sous la houlette de Nicole Bourgeois (Vallorbe), présidente de l’ARAS, l’assemblée a procédé à  l’élection des différents comités. Jeannine Reynaud (Le Chenit) dirigera l’assemblée interrégionale, épaulée par Jean-Michel Reguin (Montcherand) en tant que vice-président. Le comité exécutif comprendra neuf membres, présidé par Patricia Hiertzeler (Montcherand).

Il est composé de quatre représentants des communes qui possèdent des garderies soit Chavornay (P. Porret), Le Chenit (C. Vuilloud), Orbe (P. Mercier) et Vallorbe (N. Bourgeois). Les autres membres proviennent des villages soit Bavois (M. Pantet), Juriens (A.C. Grandjean), Lignerolle (P. Gachet) et Romainmôtier (Y. Mouquin).

Le souci financier

En ce qui concerne le développement du réseau, Claude Borgeaud a présenté les projets admis par le comité de pilotage. Des extensions sont prévues dans un proche avenir à Chavornay (32 places), Vallorbe (22 places) et Orbe (66 places).

Actuellement, les communes paient environ 50 francs par habitant pour remédier au déficit, car les parents contribuent entre 40 et 50 % des frais, canton et confédération s’impliquant pour une quinzaine de pour cent, le solde étant à la charge des collectivités publiques comme le prévoit la loi érigée par le Grand Conseil en 2007.

La création de nouvelles garderies, car la région en manque singulièrement, alourdira la facture qui passera à plus de cent francs en 2011. Un domaine financier auquel les petites communes sont particulièrement attentives. Le syndic José Paradela (Juriens) n’a pas manqué de faire remarquer que les communes plus importantes étaient les plus gourmandes en matière de fréquentation et qu’elles devraient contribuer davantage que d’autres au déficit.

Il lui a été répondu qu’à l’heure du démarrage, un choix avait été fait sur le plan de la répartition des frais, mais qu’après deux années d’expérience, des corrections seront apportées afin d’établir un équilibre plus judicieux entre les localités.

En fin de séance, un représentant d’Amalthée, société spécialisée en la matière, a démontré que notre région était bel et bien sous-équipée et qu’elle devait faire le choix d’augmenter l’offre, notamment en matière de structures UAPE, domaine qui n’est pas encore intégré dans l’Ajoval.


Pierre Ramelet, enfant d’Orbe à Montcherand

Pierre Ramelet

Pierre Ramelet

L’image de notable lui va comme un gant, c’est pour autant un personnage chaleureux, qui se met aisément en relation avec son entourage. A 91 ans, il n’a rien perdu de sa constance et force d’âme. Souvent pipe en main, il aime à partager connaissances et souvenirs.

C’est dans la maison familiale de la rue du Château 6 à Orbe, maison attenante à l’église, que Pierre Ramelet passe une partie de sa jeunesse, et, de citer un souvenir de cette époque.

Son père, pour l’intéresser à quelques gains, lui promettait 20 centimes par rat «d’église» capturé qui squattait l’habitation. Et, d’avouer l’œil rieur, que c’est bien plus tard qu’il apprit que c’était réellement du rat d’égout dont il s’agissait.

Cet homme de loi, chasseur émérite et officier, a comme on peut le penser, quantité de savoir à faire valoir. Côté guerrier, la Mob oblige, Pierre Ramelet paye ses galons de sous-officier, puis c’est l’école d’aspirant, le voilà adjudant. Il finira sa carrière militaire  comme capitaine de la Compagnie forteresse 9.

Un fin guidon, qui en aucun cas n’aurait voulu manquer une fête de l’Abbaye des Volontaires, toujours présent au stand, équipé des artifices nécessaires à un tir de qualité. Chasseur aussi, Maître Pierre aimait parcourir cette nature un peu sauvage, l’œil aux aguets.

Un lièvre égaré !

En anecdote, comme on le sait, les chasseurs représentent une grande famille où règne l’amitié. A cet effet, il envoie par poste un lièvre à son ami le Dr. Hessler, qui est hélas  absent et ne peut réceptionner le cadeau.

Retour donc du lièvre à son expéditeur, qui lui, vient à son tour de partir pour quelques jours. Son contemporain Robert Nicole dit «Robio», alors buraliste du village, se trouve bien emprunté.

Que faire de la brave bête, et de se dire qu’il serait stupide de la perdre ! La décision est prise : afin de mettre en valeur le produit qui allait être perdu, le lièvre sera mangé par le postier. Au retour de l’expéditeur, restait à faire l’aveu d’initiative, et, à Maître Pierre d’en sourire…

A la tête de l’Ordre des avocats vaudois

Maître Pierre Ramelet, avocat, à la question posée, quelle affaire marquante lui reste-t-il en mémoire, avoue que c’est une triste affaire de divorce où la partie adverse était représentée par un de ses amis. Cette triste expérience l’a amené à se tourner vers les affaires économiques.

Le barreau vaudois est un ordre autonome, c’est dans le cadre de l’Ordre et sous l’autorité du bâtonnier et du conseil de l’Ordre que se déroule la vie professionnelle des avocats et que se créent les usages qui règlent leurs rapports réciproques.

C’est de mars 1974 à mars 1976, que Pierre Ramelet fonctionne comme bâtonnier, à la tête de l’Ordre des avocats vaudois.

Homme politique aussi, à 31 ans il devient député avisé et très actif du cercle d’Orbe, pendant une période de dix ans.

La Chênaie

Dans sa maison de Montcherand «La Chênaie», sentinelle dominant la plaine de l’Orbe,  Me Ramelet, assis dans son fauteuil «Tallichet», sa chienne Rita la tête sur son genou, raconte le plaisir d’aller vers les autres, particulièrement les familles de Montcherand avec lesquelles il se lie d’amitié.

Cette attache au village l’amène à s’intéresser à la rénovation des fresques de l’église datant du XIIe siècle. Passionné par l’époque romane, il édite deux plaquettes, une sur l’énigme des peintures murales, l’autre sur la restauration complémentaire de ces peintures.

Cette magnifique demeure, dans laquelle il trouve la tranquillité, va encore lui permettre de se pencher sur bien des occupations qui lui tiennent à cœur.

Photo Alain Michaud

Dans le clocher de Baulmes (2)

Les Clées : un moment tant espéré

Daniel Bulloz et André Beney

Daniel Bulloz et André Beney

L’orgue reconstruit tiendrait-il ses promesses

Une construction qui ne prêtait pas à rire

La construction de l’orgue avait pris tout de même sept ans, de 1986 à 1993, pour ne montrer que de gros défauts dès sa mise en service: il chantait mal, il chantait faux. En 1994, des travaux, importants, étaient effectués par la maison Kuhn pour tenter d’atténuer les défauts de cornage, d’étanchéité des sommiers, de sifflements en tout genre, du ventilateur trop bruyant, entre autres.

Ils n’y allèrent pas par quatre chemins: le jeu d’anches du 2e clavier ne convenant pas à ce lieu de culte, (jamais utilisé) il ne sera pas révisé, mais simplement condamné au moyen d’une planche.

Les défauts de transmission du mécanisme entre le clavier restant et les soupapes, trop coûteux à réparer, étaient occultés ! Cependant le résultat n’était pas bon, des touches restaient coincées…

Pour les organistes, accompagner avec cet orgue les cérémonies traditionnelles aux Clées, cultes, mariages ou enterrements, devenait un cauchemar. Sifflements incontrôlables, des notes qui restaient coincées, le soufflet manquait de souffle, etc.

Irena Sokol, organiste titulaire de la paroisse Ballaigues-Lignerolle, expliquait: «Pour le culte, les gens s’étaient habitués aux caprices de l’orgue et  ils souriaient; mais durant les services funèbres… je n’étais jamais tranquille!»

Un article paru dans 24 Heures vient au secours des autorités

Après la lecture d’un article de Pierre Blanchard (24 Heures région), Daniel Bulloz, facteur d’orgue à Villars-le-Comte, proposait à la syndique, Marinette Benoît, d’examiner gratuitement l’instrument. Il découvrait que sur le papier l’orgue était bien conçu, mais que sa construction était catastrophique ; elle avait pourtant duré 7 ans !

Il proposait de remplacer le système de transmission mécanique par un procédé électrique, de supprimer un jeu d’anches (jamais utilisé), et de le remplacer par une modification des registres en ajoutant deux jeux,  un bourdon et une flûte, sur ce 2e clavier.

Depuis l’orgue sonne enfin juste. Plus une note ne reste bloquée au milieu d’un cantique!

Remerciements et concert pour l’inauguration

Marinette Benoît rappela le cheminement complexe et capricieux  de la vie de cet orgue, dès sa conception jusqu’à qu’il résonne enfin juste en ce jour d’inauguration; elle remercia le conseil de paroisse pour son soutien financier, puis Daniel Bulloz pour son engagement inconditionnel et son travail au chevet de l’orgue, André Beney, qui suivit dès 1986 toute l’histoire de l’instrument jusqu’à sa reconstruction, ainsi que l’aide précieuse de Jean-Pierre Candaux, organiste et président du Musée Suisse de l’Orgue (Roche/VD), qui était consultant et avait procédé, avec le conservateur dudit Musée Jean-Jacques Gramm, à une expertise du corps instrumental.

Monsieur Beney décrivit, avec une grande précision teintée d’humour, toutes les fonctions de l’orgue et son sauvetage qui avait pris seulement huit mois (!)

Il releva aussi que celui-ci, conçu avec cinq jeux dont quatre inutilisables… en possédait aujourd’hui six et que tous fonctionnaient, pour le plus grand bonheur de Madame Irena Sokol, organiste titulaire.

Concert et partie festive

I. Sokol et J.-P. Candaux permirent aux habitants des Clées et aux invités de découvrir toute la palette de couleur dont l’orgue était maintenant muni. Anne-Caroline Petermann, flûte traversière, accompagnée par I. Sokol, laissait entrevoir toute la douceur de l’harmonie retrouvée de l’instrument.

Une page blanche devant lui, Monsieur Candaux exécuta une improvisation magistrale sur la conversion du nom du lieu, C=Do, L=Ré, E=Mi, E=Mi et S=La.

Madame Sokol conclut le concert avec l’interprétation d’un ragtime époustouflant qui laissait un large sourire sur les visages à la sortie du concert.

Une partie festive, organisée sur la place de la petite ville, leur église  entière maintenant, ils pouvaient être fiers de cette reconstruction.

Photo Marlène Rézenne